« La clef » de Junichirô Tanizaki

Résumé de notre lecture commune du club de lecture l’île aux livres/Alille.com du 10.08.11 autour du l’oeuvre :

« La clef : la confession impudique » de J.Tanizaki:

Un livre dérangeant qui n’a laissé de marbre personne dans l’assemblée et qui a suscité bon nombre de réactions fortes et antagonistes.

Les points forts du bouquin :

– Une merveilleuse écriture, qui nous emmène « malgré » nous dans ce jeu  de perverssion.

– Une maîtrise de la psychologie (parfois même de la psychopathologie) qui permet à l’auteur de nous emmener très loin dans la noirceur de ses personnages.
Les personnages sont disséqués au scalpel sous la lumière crue et cruelle de l’auteur.

– Sans adhérer au comportement des ses personnages Tanizaki interroge la notion de désir, de plaisir à la fois d’un point vue universel (l’amour, le couple, le sexe etc.) tout en étant spécifique à la culture japonaise (notamment avec la notion de soumission et de sacrifice)

-Un savant dosage de sensualité et de perversion.
Tout compte fait ce livre a le même pouvoir que le sexe en lui-même, c’est-à-dire un pouvoir d’attraction et/ou de répulsion, son pouvoir de vie et de mort (Eros/Thanatos)
Ce qui fait penser également au film « nettoyage à sec »

Points faibles du bouquin :

– Une absence absolue de morale qui amène le lecteur peut être trop loin dans sa zone d’inconfort :
Viol (consentie ?)
Sensation prenante de voyeurisme.

– Un roman certes trash, mais au final plat car il est à la fois très répétitif (à la limite parfois du lassant) et on ne peut s’attacher à aucun personnage.
On a l’impression de ne pas avancer et de stagner dans cette fange.
Le twist est alors d’autant plus décevant, on a envie de dire « tout ça pour ça ».

– Une dépersonnalisation de la « victime » troublante.
On en vient parfois à regarder l’action comme un espèce de documentaire animalier, ce qui est particulièrement perturbant.

Si on devait retenir un seul passage:

« Depuis toujours, éprouver de la jalousie déclenche en moi des pulsions. C’est pourquoi en un certain sens ce sentiment est pour moi une nécessité et une jouissance. Ce soir-là, en me servant de la jalousie que je ressens envers Kimura, j’ai réussi à donner  du plaisir à ma femme. Il m’a donc fallu admettre que, désormais, notre couple ne saurait continuer à mener une vie sexuelle satisfaisante sans cet indispensable stimulant qu’est devenu Kimura. « 

Et vous avez vous lu ce livre?

Qu’en avez vous pensé ?

Résumé proposé par Lilith

Publicités

Ce que j'en pense ...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s