« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee

Résumé de la rencontre du club de lecture l’île aux livres/Alille.com du 05.01.12 autour de notre huitième lecture commune :

 « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur »de H.Lee

Après nous être attaqués à un monument anglais, c’est avec un réel plaisir que les participants du club on pu découvrir une œuvre marquante de la littérature américaine.
Un livre qui laissera son empreinte dans nos mémoires.

Les points appréciables du bouquin :
– Une écriture simple, directe et teintée d’humour .
Ce qui permet de rentrer dans la peau du personnage principal, Scout, une fillette de 8 ans encore naïve mais d’une lucidité désarmante face à la folie des Hommes.

– Une très belle découverte de la littérature américaine qui permet d’avoir une image nette, précise,lourde, mais néanmoins poétique de l’atmosphère de l’Alabama des années 30.

– Des personnages touchants qui arrivent à dépeindre les mécanismes du racisme au quotidien dont certains américains tentent peu à peu de se débarrasser.
En effet il faut rappeler que le livre a été écrit dans les années 60, période de l’essor des mouvements pour les droits civiques. Cependant c’est à partir des années 30 que les mentalités commencent à évoluer.

Ainsi le personnage de Tom Robinson a été inspiré à l’auteur par des fais divers de cette époque.
L’affaire Walter Lett, de l’avoir violée. L’affaire et le procés ont été suivis par le journal local du père de Lee. Walter Lett a été reconnu coupable et condamné à mort mais sa peine fut commuée en prison à perpétuité après la découverte de lettres qui l’innocentaient. Il mourut en prison en 1937.Mais aussi par l’affaire des Scottsboro Boys , accusés en 1931 d’avoir violé deux femmes blanches dans un train de marchandises. Huit des neuf accusés furent condamnés à mort par le tribunal de quinze jours après les faits, à l’issue des plusieurs procès n’excédant pas une journée. Les procédures d’appel menèrent jusqu’à la cour suprême qui cassa une première fois en 1932 les jugements prononcés en première instance, estimant que les condamnés n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable .
Lors de la troisième vague de procès, Clarence Norris fut à nouveau condamné à mort ; trois des neuf autres accusés reçurent des peines s’échelonnant de 75 à 99 ans de prison. La peine de Norris fut finalement commuée en peine de prison à vie par le gouverneur de l’Alabama David Bibb Graves en 1938. Une partie des détenus fut progressivement libérée sur parole dans les années 40 et au début des années 50. Le dernier détenu, Clarence Norris, fut finalement gracié par le gouverneur de l’AlabamaG. Wallace en 1976.

– C’est aussi un roman universel sur l’enfance, un récit initiatique, une expérience, que nous avons traversé étant enfant : la découverte du monde cruel et injuste des adultes.

– Enfin Atticus le père courage qui donne ici à ses enfants une vraie leçon de vie.
En développant ce personnage H.Lee nous démontre qu’il est plus facile de vivre dans le rejet et la peur que des défendre des causes justes.
Et nous, serions nous prêts à faire face à notre communauté d’appartenance pour défendre nos idéaux ?

– Bref en découvrant cette œuvre on comprend pourquoi ce livre a été récompensé par le prix Pulitzer en 1961, et pourquoi il revient très souvent à la mémoire des américains lorsqu’on leur demande quelles œuvres les ont marquées étant jeunes.

Les points discutables de l’œuvre :
Au final très peu de critiques ont été formulées pendant notre rencontre :

– Une intrigue peut être un peu longuette a se mettre en place et un manque d’éléments dramatiques qui fait que l’on peut s’ennuyer un peu en début de livre.

– Une Scout surement trop mûre pour son âge réel.

Si il fallait ne retenir qu’un passage:

« – Je préférerais que vous ne tiriez que sur des boîtes de conserves, dans le jardin, mais je sais que vous allez vous en prendre aux oiseaux. Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c’est un péché que de tuer un oiseau moqueur.
Ce fut la seule fois où j’entendis Atticus dire qu’une chose était un péché et j’en parlai à Miss Maudie.

– Ton père a raison, dit-elle. Les moqueurs ne font rien d’autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur. Voilà pourquoi c’est un péché de tuer un oiseau moqueur.
« 

A noter que le roman a fait l’objet d’une adaptation cinéma sous le nom « Du silence et des ombres » (le titre original a été garder dans la version V.O: « To kill a Mockingbird ») avec Gregory Peck dans le rôle d’Atticus:

Bonus Track:Le chant de l’oiseau moqueur :

Et vous avez vous lu ce lire ?

Qu’en pensez vous ?

Résumé proposé par Lilith

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Une réflexion sur “« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee

  1. Je suis contente de lire cette chronique. Je suis justement en train de lire un livre dont les protagonistes étudient cette œuvre. Au moins maintenant je comprendrais les références. Merci ! Et puis c’est chouette d’avoir mis le chant de l’oiseau moqueur ^^

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