SORTIE TRANSFRONTALIÈRE #2 : LECTURES PUBLIQUES À LA BIBLIOTHÈQUE DE MOUSCRON ET D’ESTAIMPUIS [retour sur]

Pour la deuxième année consécutive nous avons eu la chance de pouvoir assister aux lectures publiques animées par les élève de l’ETS à la bibliothèque de Mouscron et d’Estampuis . Encore une fois la magie de ses moments particuliers a opérée !
Infos sur le festival et la sortie de 2013 c’est ici CLIC CLIC

Pifou, Lilith, Loline et Luc ont eu la chance de pouvoir participer à ces expériences littéraires; Expériences qu’ils partagent avec vous aujourd’hui sur le blog et qui rendent compte des rencontres du Samedi 25/01 et du Jeudi 30/01.

Bibliothèque de Mouscron, on attend sagement les lecteurs:

Nous avons ainsi eu le plaisir de pouvoir entendre de larges extraits de 5 premiers ouvrages primés lors du Festival de Chambéry .
Eric Leblanc, comédien à la Virgule, était venu pour l’occasion avec ses élèves de l’ETS afin de nous faire vivre un moment intense et plein d’émotion.

Ambiance très sérieuse lors de la soirée de rencontre des auteurs à la bibliothèque d’Estampuis:

 « La nuit du chien » d’Olivier Brunhes:

Quelques mots sur l’auteur: 
Olivier Brunhes
a grandi en banlieue parisienne. Autodidacte, il collabore comme auteur avec Laurent Terzieff pendant une quinzaine d’année avant de décider dans les années 2000, de faire du théâtre autrement, en travaillant avec des personnes handicapées mentales, des détenus et des SDF. Auteur de plusieurs pièces de théâtres et d’une nouvelle, il signe avec « La nuit du chien » son premier roman. Entre violence et poésie, brutalité et délicatesse, Olivier Brunhes trace la trajectoire de Dog, orphelin en quête de lui même, par une succession de rencontres et d’expérience flirtant avec l’abîme, et qui finira par renaître.

Séance d’autographes pour Olivier Bruhnes

« La nuit du chien » est un roman qui à première vu semble particulièrement dur.
Il met en oeuvre le cercle vicieux et infernal que vit au jour le jour le public « à la marge » avec lequel Olivier Brunhes a l’habitude de travailler.
On suit ici l’histoire de ce fameux Dog qui fait preuve d’une sauvagerie folle dès son plus jeune âge. Son passé et ses expériences de violences vont le conduire inexorablement en prison.Tout au long du roman on va suivre la descente en enfer de ce personnage, une descente éprouvante qui est en réalité une quête vers la lumière et la rédemption. Il s’agira alors pour Dog d’apprendre à pacifier ses traces.
A noter que le roman sera très prochainement adapté au cinéma.

Extraits très forts de « La nuit du chien » mis en lumière par Caroline et Mehdi:

« Le Syndrome de glissement » d’Elisabeth Laureau-Daull

Quelques mots sur l’auteur:
Elisabeth Laureau-Daull vit à Paris où elle enseigne les lettres et la philosophie. Elle a publié plusieurs ouvrages consacrés à des personnages marquants de l’Histoire (Darwin, Gutenberg, Marx…). « Le syndrome de glissement » est son premier roman. A travers la voix de Julienne, quatre-vingt-cinq ans, on découvre le tragique ordinaire des maisons de retraite.Julienne tente de se battre contre la vieillisse et l’administration avant de de se laisser aller au syndrome de glissement, cette  » détérioration rapide de l’état général d’une personne âgée ».

Elisabeth Laureau-Daull discutant avec une lectrice:

« Le syndrome de glissement » a été écrit comme un témoignage des enquêtes qu’Elisabeth Laureau-Daull a mené dans les maisons de retraite.
Dans un premier temps l’auteur voulait appeler son roman « Ô rage, Ô désespoir », en référence aux célèbres vers de Shakespeare. Ce premier roman est un livre sans concession sur la réalité de la prise en charge des personnages âgées dans notre société. Il fait écho aux scandales du procès des « Caravelles » et de la canicule 2003.
Pour montrer cette réalité l’auteur a fait le choix audacieux du récit à la première personne. Un témoignage de l’intérieur sans un gramme de pathos et à l’image de son personnage principal, mordant, ironique et révolté.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce livre n’hésitez pas à consulter la chronique de Lilith disponible ici CLIC CLIC

 Instants volés de la lecture d’Annabelle et Camille:
camille et anabelle

« L’angle mort » de Véronique Merlier:

Quelques mots sur l’auteur:
Véronique Merlier enseigne les lettres classique à l’Université  de Paris Ouest Nanterre. Dans son premier roman, elle invite le lecteur à partager l’histoire de Cécile et François, un jeune couple qui va basculer à l’annonce de l’homosexualité de François.Plus que la rupture, se pose alors pour Cécile la question de la dépossession, de l’acceptation d’avoir si mal connu l’être aimé…Mais peut être n »y a t’il rien à comprendre. Peut être y aura t’il toujours une part d’invisible, un angle mort.

Véronique Merlier débattant avec les autres auteurs invités:

« L’angle mort » est avant tout un roman de l’imposture. Refusant de plus longtemps se mentir et mentir à sa femme, François lui avoue son amour des corps et des âmes masculines. On suit alors ce récit sobre sur la douleur de la séparation, de l’incompréhension mutuelle, et du danger à vouloir rester attaché aux figures du passé.
Ce premier roman parle avec justesse de toute la difficulté de se reconnaître et de se reconstruire après une période de mensonges, et de non dit.

Extraits mis en valeur par la prestation de Jean-Michel

« Sauver Mozart » de Raphaël Jérusalmy:

Quelques mots sur l’auteur:
Diplômé de l’Ecole normale supérieur et de la Sorbonne, Raphaël Jérusalmy à fait carrière au sein des services de renseignements militaires israéliens. il mène ensuite des actions à caractères humanitaire et éducatif.Il est aujourd’hui marchand de livres anciens à Tel-Aviv. « Sauver Mozart » est le journal tenu de Juillet 1939 à Août 1940 par Otto J. Steiner, critique musical salzbourgeois reclus dans un sanatorium.Par son biais Raphaël Jerusalmy orchestre avec humour et cruauté la vengeance de la musique sur l’Histoire.

Raphaël Jéruslamy en interview :

« Sauver Mozart » retrace avec un humour glaçant et une gravité malicieuse l’incursion violente du nazisme de la société de Salzbourg en 1939.
A l’occasion d’un festival de musique, le personnage principal, qui se sait condamné par la tuberculose,va prendre un malin plaisir à faire tourner en bourrique les fonctionnaires nazis.  Il tente par tous les moyens qui sont à sa disposition d’accomplir son devoir et d’essayer de sauver une voix juive parmi tant d’autres.En manigancent pour faire passer un air traditionnel yddish « La ritournelle des vieux » pour une reprise de Mozart, Otto fait acte de résistance et élabore un véritable attentat musical.

Sabrina relatant les mésaventures d’Otto: 

« Enola Game » de Christel Diehl:

Quelques mots sur l’auteur:
Christel Diehl a vécu à New York, vendu des lessives, dirigé un service de marketing d’une fromagerie, puis a souhaité enseigner l’anglais. Aujourd’hui elle est professeur à l’Université de Nancy. Dans son premier roman, une jeune femme et sa fille vivent enfermée dans leur maison. A l’origine de cette claustration « Enola Game », une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte. La mère s’appuie sur ses souvenirs et ses lectures pour combattre sa douleur et donner un sens à la vie de son enfant, pour trouver ce qu’il reste quand il ne reste plus rien.

Christel Diehl lors de sa rencontre avec le public belge:

« Enola game » est un mauvais jeu de mot du narrateur du roman, en référence à l’avion qui a largué la bombe sur Hiroshima, et la chanson d’Orchestral Manoeuvres in the Dark. C’est aussi un jeu sinistre auquel les protagonistes du roman vont devoir se plier alors qu’elles ne connaissent ni les règles ni les participants. C’est un roman post apocalyptique sur la façon de survivre à l’autarcie plein de poésie et de légèreté malgré le thème. Christel Diehl va écrire le manque en balayant les cinq sens pour essayer de faire resurgir la beauté des petits bonheurs de tous les jours.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce livre n’hésitez pas à consulter la chronique de Lilith disponible ici CLIC CLIC

Marie Irène dévoile un pan du paradis perdu d’Enola Game:
marie irène

Pour conclure, nous avons particulièrement goûter ces moments privilégiés. Pouvoir entendre des mots d’auteurs est toujours une expérience à part. Et même si les sujets étaient douloureux, les comédiens avaient fait le choix de la légèreté et de l’humour, ce qui a mis d’autant plus en relief la gravité des extraits, sans pour autant plomber l’ambiance.

La rencontre avec les auteurs a été là aussi un instant magique. Nous avons était très touchés par les expériences de vie et les témoignages donnés par Olivier, Christel et Elisabeth.
Des parenthèses comme celle la on aimerait en vivre plus souvent ! Nous avons hâte de pouvoir participer à la prochaine édition des sorties transfrontalières.

Toute l’équipe de l’ETS dirigée par Eric Leblanc (manque Sacha et Caroline qui sont intervenus Jeudi soir pour l’extrait « La nuit du chien »:

Un grand merci à toute l’équipe de la bibliothèque de Mouscron et d’Estampuis, ainsi qu’à Eric Leblanc et à ses élèves de l’ETS.

Pour en savoir plus sur l’ETS rendez vous sur le site du théâtre « La Virgule » de Tourcoing:http://www.lavirgule.com/

Pour suivre l’actulaité de la bibliothèque de Mouscron et Estampuis:http://www.bibliotheque-mouscron.be/

Résumé proposé par Lilith.
Photos : Pifou, Eric Leblanc et la Bibliothèque de Mouscron

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