» Le livre de la jungle » de Rudyard Kipling

Résumé de la 31ème lecture commune du club de lecture L’île aux Livres du 25/03/14

« Le Livre de la jungle » est sans conteste le livre le plus connu de Rudyard Kipling. Auteur de littérature de jeunesse à succès il est reconnu, encore à l’heure actuelle, pour son recueil de nouvelles « Le livre de la Jungle », inspiré par son séjour de 6 ans en Inde.
Ces nouvelles mettent en scènes pour la plupart, des animaux familiers de la jungle indienne, afin de mettre en lumière les lois fondamentales qui régissent cet éco-système. On y suit entre autre le destin de Mowgli, « petit d’homme », qui aidé de ses amis animaux, va apprendre au fur et à mesure la « loi de la jungle ».

Ressenti du club:

Même si cette lecture est apparue trop académique et quelque peu ennuyeuse aux lecteurs du club, nous avons apprécié quelques éléments de ce récit.
En premier lieu, « Le livre de la jungle » doit être vu comme une survivance de la grande époque coloniale britannique. Au travers du regard de Kipling, on ne peut éviter de penser à la grandeur et la splendeur de l’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais (plus particulièrement avec la dernière nouvelle  » Au service de la reine »).
Il peut être vu également comme un manuel pour les petits expatriés anglais. Cette jungle est l’élément magique habituel des contes de fées traditionnels, mais elle est aussi ancrée dans le réel, violente, cruelle et mortelle. Mais en créant des héros attachants (comme la mangouste, Rikki Tikki Tavi, la panthère Bagheera ou l’ours Baloo), Kipling leurs permet de se tenir éloigner des dangers de la jungle (tigres, cobras, pythons, singes …).

Même si le livre semble à première assez dur, les lois régissent de façon drastiques la vie dans la jungle. Les hommes et les animaux sont sans cesse mis en opposition,  afin de démontrer au final, que les animaux sont surement les plus civilisés des deux (notamment avec l’ensorcelante nouvelle « Toomaï des éléphants » ).

Kipling délivre une certaine vision de l’homme et de son rapport avec la nature. Il reprend à travers l’apprentissage de Mowgli, les thèses rousseauistes, qui veut que l’homme tenu au loin de la société, est tenu au loin de la corruption de celle-ci .
En développant l’image du bon sauvage, Kipling avance ici une idée d’avant-garde, d’entente parfaite entre l’homme et l’animal, premiers pas vers la protection de l’environnement.

Si il fallait ne retenir qu’un passage:

« Oui, moi aussi, je naquis parmi les hommes. Je n’avais jamais vu la Jungle. On me nourrissait derrière des barreaux dans une marmite de fer; mais une nuit je sentis que j’étais Bagheera — la Panthère — et non pas un jouet pour les hommes; je brisai la misérable serrure d’un coup de patte, et m’en allai. Puis, comme j’avais appris les manières des hommes, je devins plus terrible dans la Jungle que Shere Khan, n’est-il pas vrai? »

Pour conclure:

Un roman de jeunesse, à lire pour prolonger la magie du Disney. A découvrir avant l’âge adulte pour l’apprécier .

 

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