« Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury

Résumé de l’avis du club de lecture de notre 34ème lecture commune « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury

Quelques mots sur l’oeuvre:
451 degrés fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

L’avis général du club:
Cette oeuvre fondamentale de la science fiction n’a pas laissé indifférent les membres du club.
Même si certains de nos lecteurs ont eu du mal à adhérer au style, qui n’est pas des plus littéraire et des plus aisé à suivre, ce livre a suscité de nombreuses réactions et de réflexions dans nos rangs.

D’une part par le thème en lui même,qui même si il a été rédigé en 1955, reste très actuel. On en peut qu’être atterrer par le réalisme avec lequel il’écrivain forge cette société totalitaire et les dérives fascistes qu’elle engendre.
L’auteur nous renvoie, à la  fois, au sombre passé de l’humanité (avec des références plus ou moins explicites aux autodafés, à la Gestapo, à la période de la guerre froide et du maccarthysme) et dépeint avec véracité les penchants autodestructeurs de notre société actuelle.
On se rend compte également de l’importance de la trace écrite. En effaçant méthodiquement cette trace, il n’existe plus de lien social, plus de sentiment, plus d’amour, l’homme est devenu une espèce de machine à obéir rien de moins.Et en cela « Fahrenheit 451 » est une oeuvre intemporelle qui nous rappelle ce qui constitue l’Humanité .

Nous avons fait un parallèle assez effrayant entre ce roman et à ce que les médias qui nous entoure nous donnent à voir. Quand on réfléchit au pouvoir analgésique, voir « lavage de cerveau » des images qui nous ingurgitons, ça fait froid dans le dos.
On arrive à se dire que notre époque ressemble en beaucoup de points à celle décrite par Bradbury
. Manipulation de masse, mensonge d’état, dénigrement de l’écrit, de la réflexion, comportements moutonniers et passifs.
On se demande jusqu’où notre envie et notre besoin de tranquillité et de conformité pourra nous amener.

Beaucoup d’entre nous n’ont pas trouvé le comportement de Montag très cohérent (« vide » et détaché des événements). Mais en analysant ensemble l’évolution du personnage, nous nous sommes rendu compte que ce livre à quelque chose du parcours initiatique. Celui de l’éveil à la vie d’un être dénué de curiosité et de passion.
De part son cheminement intérieur, l’auteur montre très clairement les différentes étapes de la prise de conscience et de l’entrée en résistance d’un individu lambda.
Et en faisant jouer le rôle de révélateur à Clarisse (même si cela est amené un peu maladroitement) l’auteur met ainsi en lumière l’importance de l’écriture comme nourriture de l’âme et comme ciment essentiel dans la construction de l’identité.
Et en cela « Fahrenheit » fait aussi écho à chaque individu, en se nous questionnant sur ce que nous portons en nous. en ce demandant quels ont été nos livres fondateurs, et quel serait le livre que nous aurions choisi d’incarner en l’apprenant par cœur.

Si il ne fallait retenir qu’un passage:
« Remplis-toi les yeux de merveilles, disait-il. Vis comme si tu devais mourir dans dix secondes. Regarde le monde. Il est plus extraordinaire que tous les rêves fabriqués ou achetés en usine. Ne demande pas de garanties, ne demande pas la sécurité, cet animal n’a jamais existé. Et si c’était le cas, il serait parent du grand paresseux qui reste suspendu toute la journée à une branche, la tête en bas, passant sa vie à dormir. Au diable tout ça, disait-il. Secoue l’arbre et fais tomber le paresseux sur son derrière ! »

Pour conclure:
Un livre electro-choc à découvrir pour comprendre d’où on vient et où l’on va, même si le style ne plait pas à tous.

Envie d’autres avis:
le retour de nos sorcières

le retour de Dawn

L’avis de Coquelicote

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Une réflexion sur “« Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury

  1. Ludivine dit :

    Bonjour Camille!

    Comme promis, je t’envoie l’adresse mail de l’editeur de Fleur sauvage: hellcreatives@yahoo.fr

    En esperant que l’on puisse obtenir un partenariat sympa!

    Je t’embrasse! A bientot!

    Ludivine

    Envoyé de mon iPhone

    >

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