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Dagon de H.P. Lovecraft

Résumé de la 48ème lecture commune du club de lecture Lille aux livres (19/11/15):

Dagon de H.P. Lovecraft

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Quatrième de couverture :

Indicible et innommable, l’horreur est partout. Une menace universelle, aux dimensions démesurées du cosmos : dans la brume entourant les falaises de Kingsport, dans une vieille maison solitaire qui entre en résonance avec l’au-delà, dans le cadre rassurant de l’université Miskatonic d’Arkham, où le docteur Herbert West réanime les morts… Mais aussi en d’autres temps, d’autres lieux : au plus profond des abysses marines, antre du terrible dieu Dagon ; à Ulthar, où règnent en maîtres les chats ; au grand temple d’Ilarnek, dans lequel les hideux servants de Bokrug, destructeurs de la ville de Sarnath, adorent encore aujourd’hui leur idole impie… Trente nouvelles d’effroi et de poésie ténébreuse, trente terribles révélations sur les secrets que dissimule la réalité.

L’auteur :

Howard Phillips Lovecraft, né le 20 août 1890 à Providence, Rhode Island, États-Unis et mort le 15 mars 1937 dans la même ville, est un écrivain américain connu pour ses récits d’horreur, fantastique et de science-fiction.
Ses sources d’inspiration, tout comme ses créations, sont relatives à l’horreur cosmique, à l’idée selon laquelle l’homme ne peut pas comprendre la vie et que l’univers lui est profondément étranger. Ceux qui raisonnent véritablement, comme ses protagonistes, mettent toujours en péril leur santé mentale. On lit souvent Lovecraft pour le mythe qu’il a créé, le mythe de Cthulhu, pour employer l’expression d’August Derleth : l’ensemble des mythes de l’univers de Lovecraft constituaient pour l’auteur une sorte de « panthéon noir », une « mythologie synthétique » ou un « cycle de folklore synthétique ».

L’avis du club :

Une chose est sure c’est que la lecture de Dagon n’a pas laissé nos membres indifférents. Entre les sceptiques de départ qui appréhendaient la découverte de cet univers et qui pour finir ont été agréablement surpris et ceux qui connaissaient déjà  l’auteur et qui ont été déçus par ce recueil, les avis variaient.

Le principal reproche fait à ce livre est la construction. Il ne semble pas y avoir de lien entre les nouvelles qui sont des écrits de l’auteur entre 1917 et 1937. Quelques nouvelles ont été assemblées à partir de feuilleton écrits pour la presse de l’époque, mais de ce fait, elles présentent des répétitions qui rendent le récit plus lourd. Le lecteur enchaine ensuite sur des nouvelles plus oniriques, voire même de science-fiction pour l’une d’entre elles.

Les membres se sont donc interrogés sur cet étrange assemblage. Ceux qui connaissaient déjà Lovecraft étaient étonnés puisque d’autres recueils de l’auteur sont mieux construits.

En ce qui concerne l’écriture, certains regrettent le côté rempli de préjugés de certaines nouvelles. Cependant, ils notent que pour l’époque certaines idées devaient être indéniablement innovantes.

L’auteur avait des idées brillantes créant une vraie mythologie. Tous reconnaissent que H.P. Lovecraft devait être instruit. Il parvient en peu de mots à nous faire rentrer dans son univers. Toutefois, le côté « nouvelle » a frustré certains lecteurs car à peine entré dans l’histoire, elle est déjà terminée, aussi les textes plus longs ont été préférés. En effet, la montée de l’angoisse y était de ce fait plus importante.

L’univers onirique, très poétique, de certaines nouvelles ont bien plu même si d’aucuns regrettent une nouvelle fois le côté répétitif.

Tous ont reconnu que l’auteur sait faire passer les émotions, assez négatives, malsaines, il faut le reconnaître : désespoir, angoisse, sensation de malaise (sans vraiment savoir pourquoi). On devine sur certaines nouvelles l’influence de d’Edgar Allan Poe.

Le lecteur ressent les obsessions de Lovecraft avec les lieux étranges, mystiques, et des créatures horrifiques que l’on retrouve dans certaines nouvelles. Pour ceux qui ne connaissaient pas l’univers de l’auteur, ils n’ont pas toujours réussi à visualiser les choses et regrettent  l’absence de clés de lecture.

Les nouvelles sont inégales. Certaines sont prévisibles, sans surprise voire un peu brouillonnes, d’autres brillantes (comme celle du labyrinthe) et très travaillées telles des exercices d’écriture / de style comme « La rue ».

C’est donc une lecture où l’on ressent l’humain comme un grain de sable dans l’univers fantastique que nous propose l’auteur. Ceux qui cherchent à comprendre ne s’en sortent pas indemnes. Une lecture où le besoin de pause se fait ressentir afin de l’apprécier.

Cependant, ce recueil, de par sa construction, n’est pas le meilleur de l’auteur et pour les lecteurs ayant lu des livres d’auteurs contemporains s’inspirant de son univers, ils s’attendaient à un côté plus horrifique.

Une lecture en demi-teinte pour le club ^^

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