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Les furies de Borås d’Anders Fager

Mardi 18 octobre, lors de la 57 ème réunion du club de lecture placée sous le signe de Halloween, nous avions choisi un recueil de nouvelles présentée par Nicolas.
« Les Furies de Borås » d’Anders Fager, fut donc notre lecture commune. Le Mardi 22 novembre, nous étions de nouveau réunis pour partager nos avis.

les-furies-de-boras

Quatrième de couverture (http://mirobole-editions.com/livres/les-furies-de-boras/)

« Éclairé par la lune, cela ressemble à un arbre mort, qui se déplace, frappe çà et là avec ses tentacules et grogne. »

La lande de Skanör voit s’écraser une météorite d’où émerge une créature avide ; cent cinquante et une personnes convergent des environs de Stockholm pour un suicide collectif ; une boutique d’aquariophilie est tenue par une femme étrangement proche de ses poissons… Dans ces contes horrifiques, Anders Fager s’empare des grands thèmes de la mythologie, du folklore et du fantastique pour créer des territoires sensuels et sombres, où il fait surgir des créatures d’épouvante. Mais le monstre n’est pas toujours celui qu’on imagine. Avec un humour noir confinant à la jubilation, l’auteur construit ses récits à coups de petits détails dissonants qui font basculer un quotidien banal : dans cet univers de cauchemar, dans ce monde dévasté, violence et folie sont partout.

L’auteur (http://mirobole-editions.com/auteurs/anders-fager/)

Auteur culte, comparé à Stephen King dans ses œuvres les plus sombres, à un John Ajvide Lindqvist sous stéroïdes ou au maître de l’horreur H.P. Lovecraft, Anders Fager, né en 1964, vit à Stockholm. Ex-dyslexique, ex-punk, ex-geek, il a fait paraître entre 2009 et 2011 trois recueils de contes d’horreur

L’avis du club

Composées de huit nouvelles et de cinq « fragments, ce recueil est admirable au niveau de la variété des univers présentés et du changement de style opéré par l’auteur prouvant ainsi sa maîtrise. En effet, nous passons parfois du jour à la nuit et cette virtuosité a été unanimement saluée par les membres du club de lecture.

Pour autant, les nouvelles n’ont pas toujours fait l’unanimité puisque la première (qui a le même titre que le recueil de nouvelles) semble être tout droit sortie d’une série B avec son lot de scènes d’horreur et de pornographie. Pour certains lecteurs, cette surenchère a bloqué quelque peu la lecture.

L’autre nouvelle qui a fait le plus parler d’elle est « Joue avec Liam » puisqu’elle permet d’entrer dans l’horreur par le cerveau d’un enfant qui semble déjà avoir des problèmes sur le plan psychologique. Le décalage entre l’enfance et l’horreur fait son petit effet puisque des propos parfois affreux surgissent dans les réflexions du petit garçon. Certains membres du club ont trouvé tout de même cette nouvelle trop longue et les indications concernant la créature présente dans la nouvelle semblent trop floues pour savoir précisément ce qu’elle est.

« Un point sur Västerbron » et « Le vœu de l’homme brisé »  ont été évoqués mais n’ont pas suscités de débats puisque les gens présents qui avaient lu ces nouvelles les avaient bien appréciés.

« L’escalier de service »  est une nouvelle qui fait davantage penser à Lovecraft puisque l’action se situe au XIXème siècle et que nous suivons les questionnements d’un médecin intrigué et sceptique en ce qui concerne des phénomènes étranges.

Dans les bémols, nous pouvons évoquer que, pour certains lecteurs, les phrases ont toujours la même longueur (8 mots/8 mots) ce qui peut susciter une certaine monotonie dans la lecture. Enfin, certaines réactions sont incomprises comme celle du personnage masculin dans « Fragment X » puisqu’il réagit trop froidement étant donné la situation à laquelle il est témoin.

Le personnage que nous pouvons qualifier de principal, grâce à la récurrence de ses apparitions, n’est pas apprécié par les lecteurs puisque ceux-ci n’hésitent pas à qualifier Sofie de « tête à claque ».
Ensuite, il semble que les histoires n’aient pas toujours de liens entre elles. À ce niveau, il est difficile de blâmer l’auteur seul puisque le recueil n’est qu’une sélection des nouvelles de Fager. De ce fait, à la lecture de ce seul recueil, certains ont trouvé la trame principale  et la fin toutes deux décevantes.

Enfin, puisque l’action se situe en Suède, il est difficile de se retrouver lorsque l’auteur cite les villes dans lesquelles les nouvelles ont lieu. Une carte n’aurait pas été de trop.

Globalement, cette lecture commune a été qualifiée de rafraîchissante puisqu’elle change des lectures habituelles. Cependant le recueil ne fait pas frissonner en tant que tel et cela a été, pour certains, une source de déception.

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