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Résumé de la 64ème réunion du club de lecture

Résumé de la 64ème rencontre du club de lecture Lille aux livres du 03 juillet 2017!

Pour cette réunion du mois de juin nous étions 12 à nous retrouver à la librairie « Les Quatre Chemins » ! Encore une fois, la littérature et la nourriture furent à l’honneur.

 

 

Présentation des livres :

– Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
Editions Folio Classique, 800 pages, 7.20€, présenté par Oscar ;

Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne.
Victor Hugo.
Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l’obstacle et l’espace sans jamais faiblir. Il couvre d’immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur.
Sainte-Beuve.
Les Trois Mousquetaires… notre seule épopée depuis le Moyen Âge.
Roger Nimier.
Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d’aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l’insolence et l’amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l’amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition.
Kléber Haedens.

Le collier de la reine d’Alexandre Dumas
Éditions Folio Classique, 1033 pages, 13,90€, présenté par Betty ;

Le Collier de la reine est l’un des romans les plus romanesques d’Alexandre Dumas. Il se consacre à un épisode authentique du règne de Marie-Antoinette. La machiavélique comtesse de La Motte trame de ténébreuses intrigues et tend un piège qui révèle que la reine est une femme exposée aux atteintes du monde et aux violences de la passion. La prémonition d’une fin terrible plane sur toute la fiction et l’inscrit dans l’Histoire. Un roman d’aventures sous-tend la réalité historique et rend sa description palpitante. La figure mythique de Cagliostro, l’homme aux mille vies, incarne le thème du vengeur masqué, du héros satanique comme le sera Monte-Cristo. Jeanne de La Motte rappelle Milady, la femme maléfique. On ne manque ni de demeures mystérieuses, ni de secrets, ni de passages dérobés, ni de figures masquées, ni de fausses reines. De cette histoire, et de l’Histoire, personne ne sortira indemne : point de happy end.

– Les frères Karamazov de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Éditions Les Classiques de Poche, 915 pages, 8.00€, présenté par Gemma ;

Dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski a donné le résumé de sa carrière et de sa pensée. On y retrouve l’opposition père et fils de L’Adolescent, le duel de l’athéisme et de la sainteté des Possédés, le schéma de L’Idiot, avec le crime à la base et l’entrevue dramatique des deux rivales ; enfin et surtout l’un des frères, Aliocha, est la reprise du prince Mychkine : il s’appelait « l’Idiot » dans Ies brouillons. Il semble même que Dostoïevski ait voulu exprimer dans les trois frères les trois aspects de sa personnalité ou les trois étapes de sa vie : Dimitri le schillérien rappelle sa période romantique, terminée aussi par le bagne ; Ivan, les années où il était près de remplacer ‘ la foi chrétienne par le socialisme athée ; Aliocha, son aboutissement, le retour au peuple russe et à l’orthodoxie. Sous quelque angle qu’on les considère, Les Frères Karamazov sont un microcosme aux richesses inépuisables, le chef-d’oeuvre peut-être de Dostoïevski

 

– La religion de Tim Willocks
Éditions Pocket, 960 pages, 10.00€, présenté par Nicolas ;

La nuit où les cavaliers écarlates l’emportèrent – du peu qu’il sache ou qu’il ait pu savoir – la pleine lune entrait dans le Scorpion, signe de sa naissance, et, comme animée par la main de Dieu, son incandescence découpait parfaitement la vallée alpine en ce qui était lumière et ce qui était ténèbres, et la lumière éclairait le chemin menant les démons vers sa porte. Si les chiens de guerre n’avaient pas perdu leur route, le garçon n’aurait jamais été découvert, et la paix, l’amour et le travail auraient béni toute son existence. Telle est la nature du destin dans un temps de chaos. Mais quand le temps n’est-il pas chaos ? Et quand la guerre n’est-elle pas engendrement de monstres ? Et qui sèche les larmes des sans-noms, quand même les saints et les martyrs reposent endormis dans leurs cryptes ? Un roi venait de mourir et, tels des chacals, des empereurs se disputaient son trône pour s’emparer du butin. Et si les empereurs se souciaient bien peu des tombes qu’ils semaient dans leurs sillages, pourquoi leurs serviteurs auraient-ils dû s’en préoccuper davantage ? «La roue tourne, un jour en haut, un jour en bas», disent les sages, et il en était ainsi de cette nuit-là.
Il s’appelait Mattias, il avait douze ans et il ignorait absolument tout des affaires de politique et d’État. Il était issu d’une famille de forgerons saxons, transplantée par son grand-père émigrant jusque dans une profonde vallée des Carpates et un village sans la moindre importance, sauf pour ceux qui l’appelaient leur chez-eux. Mattias dormait près de l’âtre de la cuisine, et rêvait de feu et d’acier. Il s’éveilla dans l’obscurité précédant l’aube, le coeur battant comme un oiseau farouche piégé dans sa poitrine. Il enfila des bottes et un manteau de cuir marqué de brûlures, et, silencieusement – car ses deux soeurs et sa mère dormaient dans la pièce à côté -, il prit du bois et ranima les tisons rose pâle du foyer, pour que sa chaleur accueille les filles quand elles se lèveraient.
Comme tous les premiers-nés de sa lignée, Mattias était forgeron. Son but, aujourd’hui, était d’achever la fabrication d’une dague et cela l’emplissait de joie, car quel garçon, s’il le pouvait, ne fabriquerait pas de vraies armes ? Du coeur du foyer, il tira un brandon incandescent, sortit dans la cour ; l’air mordant emplit ses poumons et il s’arrêta. Le monde alentour était peint de noir et d’argent par la lune. Au-dessus de la crête des montagnes, des constellations tournaient dans leur sphère et il chercha leurs formes et les contempla à travers la buée de son souffle. La Vierge, Le Bouvier, Cassiopée. Plus bas sur les pentes, des stries brillantes marquaient la fourche du torrent et les pâturages flottaient dans la brume à l’orée des forêts. Dans la cour, la forge de son père se dressait comme un temple dédié à quelque prophète inconnu et la lumière des flammes qui jouaient sur ses pierres pâles promettait magie et merveilles, et la fabrication de choses que personne n’avait jamais faites.

L’esthétique de la résistance de Peter Weiss
Éditions Klincksieck, 890 pages, 29.00€, présenté par Sylvain ;

Ce roman est un livre culte. Publié entre 1975 et 1981, il est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle.
La scène inaugurale : l’analyse du Pergamon dans le Berlin de 1937 entre le narrateur anonyme et ses pairs adolescents, jeunesse inquiète, qui exprime sa haine du système nazi galopant. La fin : les réflexions avinées et mélancoliques sur l’admissible défaite de la résistante au fascisme.
C’est que ce groupe se rencontre exclusivement dans des musées ou des galeries : la résistance politique est un art.
Souvent comparée à la Recherche de Proust et aux Passages de Benjamin, l’oeuvre majeure de Peter Weiss (1916-1982) se résume aussi aisément que l’Ulysse de Joyce.
Refus du renoncement à la résistance, elle est en creux l’une des plus subversives histoires de l’art jamais écrite.
« L’esthétique de la Résistance dont Peter Weiss commença la rédaction alors qu’il dépassait la cinquantaine, faisant un pélerinage au travers des méandres arides de l’histoire culturelle contemporaine en compagnie du pavor nocturnus, terreur de la nuit chargé d’un monstrueux poids idéologique, est un magnum opus qui se découvre non seulement comme l’expression d’un éphémère souhait de rédemtion mais comme une expression de la volonté d’être, à la fin des temps, du côté des vaincus. »
W.G. Sebald, Luftkrieg und Literatur (2001).

La ballade de Pern (Intégrale I) d’Anne McCaffrey
Éditions Pocket, 256 pages, 13.00€, présenté par Morgane;

Sur la planète Pern vivent de grands lézards qui ressemblent aux dragons des légendes, et des dauphins très intelligents avec lesquels les humains vivent en harmonie.
Mais après des décennies de vie paisible, les Pernais doivent affronter une incroyable menace venue de l’espace : les Fils. Ces filaments tombent du ciel et détruisent tout sur leur passage. Et ce, tous les 250 ans, tel un cycle infernal.
Les hommes apprennent alors à chevaucher les dragons pour détruire les Fils.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker
Éditions de Fallois , 700 pages, 9.20€, présenté par Rose;

 

À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l enquête s enfonce et il fait l objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s est-il passé dans le New Hampshire à l été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l américaine, La Vérité sur l Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Quand sort la recluse de Fred Vargas
Éditions Flammarion, 496 pages, 21.00€, présenté par Françoise;

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »

 

La Trilogie de Wielstadt de Pierre Pevel
Éditions Pocket, 760 pages, 11.40€, présenté par Cassiopée;

 

Hiver 1620 : après s’être acquitté d’une délicate mission pour l’Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de la Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.

 » Ce petit bijou place d’emblée son auteur parmi les praticiens les plus doués d’une veine littéraire en plein expansion.  » Jacques Baudou – Le Monde

Sera à lire pour la prochaine rencontre :

Americanah de Laurent Gaudé
Éditions Folio, 704 pages, 8.80€, présenté par Muriel;

«En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique, qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de pays, et lorsque la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et nous offre une grande histoire d’amour, parcourant trois continents d’un pas vif et puissant.

 


La prochaine réunion :

Notre prochaine rencontre aura lieu au cours de la semaine du 28 août au 1er septembre 2017. Merci de nous donner vos disponibilités afin de faciliter la réservation du local.

 

Cliquez sur le lien suivant pour donner vos disponibilités : ICI.


Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

À bientôt  !

Résumé par Betty

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2 réflexions sur “Résumé de la 64ème réunion du club de lecture

    • Bonjour Maxime,
      Les inscriptions pour la prochaine réunion ne sont pas encore ouvertes. Nous devons réserver auprès de la librairie et nous publierons un nouveau billet à ce sujet. Vous pourrez vous inscrire en commentant l’article en question si la date vous convient.
      Nous devrions publier l’article pour les inscriptions la semaine prochaine.
      En espérant vous voir à la prochaine réunion, à bientôt
      Lille aux Livres

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