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Résumé de la 71ème réunion du club de lecture

 Résumé de la 71ème rencontre du club de lecture Lille aux livres du 21 mars 2018 !

Pour cette réunion du mois de mars nous étions 14 à nous retrouver à la librairie « Les Quatre Chemins » ! Encore une fois, la littérature, la nourriture et surtout la bonne humeur furent à l’honneur.

 

Présentation des livres :

– Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand
Editions Pocket, 192 pages, 6,40€, présenté par Anne-Cécile ;

 » Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. « 
Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…
 » Poignante, cette histoire de résilience se trouve servie par des phrases courtes, beaucoup de dialogues, et une écriture légère dans laquelle se glissent même quelques notes d’humour.  » Catherine Balle – Le Parisien / Aujourd’hui en France

 

– Comment trouver la femme idéale ou Le Théorème du homard de Graeme Simsion
Éditions Pocket, 416 pages, 7,50€, présenté par Stéphanie ;

Don Tillman a un gros problème. Ce n’est pas son incapacité à vivre en société. Ni ses idées arrêtées sur à peu près tout (à commencer par le homard au dîner, le mardi). Non, le vrai souci de Don, brillant professeur de génétique, c’est le  » Problème Épouse « . Sur 100 individus de sexe féminin, 100 ne répondent absolument pas à la liste de critères scrupuleusement établie par lui – et Rosie, étudiante le jour, serveuse la nuit, encore moins que les autres… Et c’est bien là que le théorème se complique…
 » De quiproquos en éclats de rire, on en pince pour Le Théorème du homard.  » Madame Figaro
 » Original, charmant, fascinant.  » The Times
 » Absurde à souhait.  » Vanity Fair

– L’art de la joie de Goliarda Sapienza
Éditions Le Tripode, 915 pages, 14,50€, présenté par Mathilde ;

 » Le vent de ses yeux m’emporte vers lui, et même si mon corps immobile résiste, ma main se retourne pour rencontrer sa paume. Dans le cercle de lumière la vie de ma main se perd dans la sienne et je ferme les yeux. Il me soulève de terre, et dans des gestes connus l’enchantement de mes sens ressuscite, réveillant à la joie mes nerfs et mes veines. Je ne m’étais pas trompée, la Mort me surveille à distance, mais juste pour me mettre à l’épreuve. Il faut que j’accepte le danger, si seul ce danger a le
pouvoir de rendre vie à mes sens, mais avec calme, sans tremblements d’enfance.  » L’Art de la joie est principalement le roman d’une vie, celle de Modesta, personnage magnifique né le 1er janvier 1900 sur les pentes de l’Etna, en Sicile. Du chaos misérable de son enfance aux hasards de la vie qui feront d’elle l’héritière insoumise d’une famille dégénérée de nobles siciliens, c’est en fait à un apprentissage
de la liberté que cette ouvre nous invite.
Dix ans après sa première parution en France, l’édition semi-poche (collection Météores) du chef-d’ouvre de Goliarda Sapienza. L’auteur Goliarda Sapienza (1924-1996) est née à Catane dans une famille anarcho-socialiste. Son père, avocat syndicaliste, fut l’animateur du socialisme sicilien jusqu’à l’avènement du fascisme. Sa mère, Maria Giudice, figure historique de la gauche italienne, dirigea un temps le journal Il grido del popolo (Le Cri du peuple).
Tenue à l’écart des écoles, Goliarda reçoit pendant toute son enfance une éducation originale, qui lui donne très tôt accès aux grands textes philosophiques, littéraires et révolutionnaires, mais aussi à la culture populaire de sa ville natale. Durant la guerre, à seize ans, elle obtient une bourse d’étude et entre à l’Académie d’art dramatique de Rome. C’est le début d’une vie tumultueuse. Elle connaît d’abord, très rapidement, le succès au théâtre, avant de tout abandonner pour se consacrer à l’écriture.
S’ensuivent des décennies de recherches et de doutes, d’amours intenses. Son ouvre, complexe et flamboyante, laisse les éditeurs italiens perplexes et c’est dans l’anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996. Elle ne trouve la reconnaissance qu’en 2005 avec le succès en France de la traduction de son roman L’Art de la joie. Depuis, ses livres sont redécouverts en Italie. Les éditions Le Tripode
conduisent désormais la publication de ses ouvres complètes.

 

– En attendant Godot de Samuel Beckett
Éditions de Minuit, 124 pages, 6,90€, présenté par Eulalie ;

L’attente comprend deux phases, l’ennui et l’angoisse. La pièce comprend donc deux actes, l’un grotesque, l’autre grave.
Préoccupé de peu de choses hormis ses chaussures, la perspective de se pendre au seul arbre qui rompt la monotonie du paysage et Vladimir, son compagnon d’infortune, Estragon attend. Il attend Godot comme un sauveur. Mais pas plus que Vladimir, il ne connaît Godot. Aucun ne sait au juste de quoi ce mystérieux personnage doit les sauver, si ce n’est peut-être, justement, de l’horrible attente. Liés par un étrange rapport de force et de tendresse, ils se haranguent l’un et l’autre et s’affublent de surnoms ridicules. Outre que ces diminutifs suggèrent que Godot pourrait bien être une synthèse qui ne se réalisera qu’au prix d’un anéantissement, Didi et Gogo portent en leur sein la répétition, tout comme le discours de Lucky, disque rayé qui figure le piétinement incessant auquel se réduit toute tentative de production de sens.
Cette pièce composée en 1952, quinze ans avant que Beckett ne soit couronné par le prix Nobel de littérature, est un tour de force qui démontre les profondeurs que peut atteindre un langage en apparence absurde. –Sana Tang-Léopold Wauters

– L’enfant de poussière de Patrick Dewdney
Éditions Au Diable Vauvert – Sortie prévue le 17 mai, présenté par Nicolas ;

Ce n’est pas un premier roman de fantasy comme les autres que nous livre Patrick K. Dewdney mais bien un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage. Syffe débarque dans notre imaginaire avec la puissance d’un météore, autant par son écriture sublime que par son monde d’une affolante densité. Pourtant, au fond, c’est l’humanité qui marque dans cet Enfant de poussière. L’humanité d’un gamin qui découvre qu’il ne peut plus en être un et qui doit trouver la force de devenir un homme envers et contre tout.
Le résultat ? Magistral.

Les fiancés de l’hiver (Tome 1 de la Passe-Miroir) de Christelle Dabos
Éditions Folio, 608 pages, 8,65€, présenté par Morgane ;

Après la Déchirure, qui a mis fin à l’ancien monde, la vie s’est concentrée sur des arches suspendues. Habitées par des familles dotées de pouvoirs particuliers, elles sont dirigées par un ancêtre, appelé « esprit de famille ». Ophélie est une passe-miroir et une excellente liseuse : en saisissant un objet, elle perçoit la trace de tous ceux qui l’ont touché. Un mariage forcé avec Thorn, derniers survivants du clan des Dragons avec sa tante Berenilde, la contraint à quitter son univers.
A leurs côtés, Ophélie découvre la ville de la Citacielle, faite de distorsion spatiale et d’illusions d’optique. Autour de leur « esprit de famille » commun, Farouk, s’affrontent impitoyablement des clans rivaux. Contrainte de cacher son identité, Ophélie apprend ainsi l’existence du Livre de Farouk et la raison de son mariage avec Thorn, qui veut utiliser son pouvoir de liseuse pour déchiffrer le Livre.
Bien décidée à trouver sa voie dans ce labyrinthe d’illusions, la jeune femme s’apprête à faire son entrée à la cour. Premier tome de la saga intitulée La passe-miroir, ce roman d’une inventivité prodigieuse et d’un romanesque redoutable est 100% addictif.

Mother India de Manil Suri
Éditions Le Livre de Poche , 636 pages, 8,10€, présenté par Cathy ;

1955 : la jeune République indienne a tout juste cinq ans. Mîra, dix-sept ans, se met en tête de séduire Dev, afin d’entrer en compétition avec sa sœur aînée, la belle Roopa. Mais, surprise dans une situation compromettante, elle se voit contrainte de l’épouser, bien qu’il soit d’un rang social très inférieur à celui de son père. Elevée dans un milieu où l’on prône l’athéisme et l’émancipation des femmes, Mîra se retrouve plongée dans une famille hindouiste et conservatrice, où l’intimité sexuelle n’a pas droit de cité, faute de place.
Déchirée entre un père tyrannique et un mari qu’elle ne désire plus, elle se réfugie dans l’amour qu’elle porte à son fils. Un amour exclusif, passionné. Sur fond de choc culturel et religieux, Mother India est le grand roman des passions féminines indiennes. L’écriture somptueuse de Manil Suri le place d’emblée aux côtés de Vikram Seth et de Rohinton Mistry.

L’étrange bibliothèque d’Haruki Murakami
Éditions 10/18, 80 pages, 8,40€, présenté par Annie-France ;

Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu… Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle Inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en images par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik.

 

– Tigre, Tigre de Margaux Fragoso
Éditions J’ai Lu, 409 pages, 7,99€, présenté par Sara ;

Par une belle journée d’été, Margaux Fragoso rencontre Peter Curran à la piscine de son quartier, et ils commencent à jouer. Elle a sept ans ; il en a cinquante et un. Quand Peter l’invite chez lui avec sa mère, la petite fille découvre un paradis pour enfant composé d’animaux exotiques et de jeux. Peter endosse alors progressivement, insidieusement, le rôle d’ami, puis de père, et d’amant. Charmeur et manipulateur, Peter s’insinue dans tous les aspects de la vie de Margaux, et transforme l’enfant affectueuse et vive en une adolescente torturée.
Lyrique, profond et d’une limpidité hypnotique, Tigre, tigre ! dépeint d’une manière saisissante les forces opposées de l’emprise et de la mémoire, de l’aveu et du déni, et questionne nos capacités de guérison. Un récit extraordinaire qui dévoile de l’intérieur la pensée d’une jeune fille au bord de la chute libre.

– La femme au Colt 45 de Marie Redonnet
Éditions Le Tripode, 107 pages, 9,00€, présenté par Rémi ;

L’Azirie est tombé sous le joug d’une dictature. Lora Sander décide de fuir le pays. Sa vie de comédienne est devenue impossible. Elle prend le chemin de l’exil et rejoint l’Etat limitrophe de Santarie, munie de son colt 45.

– Nathan Le Sage de Gotthold Ephraim Lessing
Éditions Folio Théatre, 222 pages, 8,30€, présenté par Morgan ;

1187, Jérusalem.
Au cœur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu’alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d’en épargner un, un jeune. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu’il erre, mélancolique, par les rues de la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive- acte, lui, hors normes pour un Templier… Le père de cette dernière, un riche marchand, revient d’un long voyage… La  » folle journée  » peut commencer. En imaginant ainsi la rencontre d’un musulman apôtre de la tolérance, d’un juif sympathique, et d’un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps (et du nôtre ?).

– La ligne verte de Stephen King
Éditions Le Livre de Poche, 512 pages, 7,99€, présenté par Betty ;

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 1930, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932. La Ligne verte décrit un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème.
Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique. Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l’horreur, terriblement efficace et dérangeant.

– Haïku – Anthologie du poème court japonais  (Collectif)
Éditions Gallimard, 237 pages, 7,30€, présenté par Sylvain;

Né il y a trois siècles au Japon, le haiku est la forme poétique la plus courte du monde. Art de l’ellipse et de la suggestion, poème de l’instant révélé, il cherche à éveiller en nous une conscience de la vie comme miracle. De Bashô jusqu’aux poètes contemporains, en passant par Buson, Issa, Shiki et bien d’autres, Haiku est la première anthologie à présenter un panorama complet de ce genre littéraire, en lequel on a pu voir le plus parfait accomplissement de l’esthétique japonaise. «Pourquoi aimons-nous le haiku ?» interrogent les préfaciers de ce livre. «Sans doute pour l’acquiescement qu’il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d’un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu’une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute, aussi, parce qu’il nous déroute, parce qu’il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieu à chaque instant. Peut-être, enfin, parce qu’il sait pincer le cœur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité.»

Sera à lire pour la prochaine rencontre :

Nathan Le Sage de Gotthold Ephraim Lessing
Éditions Folio Théatre, 222 pages, 8,30€, présenté par Morgan ;

1187, Jérusalem.
Au cœur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu’alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d’en épargner un, un jeune. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu’il erre, mélancolique, par les rues de la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive- acte, lui, hors normes pour un Templier… Le père de cette dernière, un riche marchand, revient d’un long voyage… La  » folle journée  » peut commencer. En imaginant ainsi la rencontre d’un musulman apôtre de la tolérance, d’un juif sympathique, et d’un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps (et du nôtre ?).

 

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La prochaine réunion :

Notre prochaine rencontre aura lieu au cours de la semaine du 16 au 20 avril 2018. Merci de nous donner vos disponibilités afin de faciliter la réservation du local.

 

Cliquez sur le lien suivant pour donner vos disponibilités : ICI.


Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

À bientôt  !

Résumé par Betty

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5 réflexions sur “Résumé de la 71ème réunion du club de lecture

  1. belavalflorin dit :

    Bonne humeur, convivialité et choix éclectiques, compte-rendu rapide. J’ai bien fait d’essayer…désolée de n’avoir pas pu rester pour la 2ème partie mais depuis le début de la semaine, les problèmes s’accumulaient.
    J’ai enfin retrouvé le livre que j’avais en tête pour l’anniversaire; c’est tout bêtement « 7 » de Tristan Garcia.

  2. anonyme dit :

    hello,
    dslé, il y a 2 pbs dans le post :
    – la date future du 31 mars , alors que l’on est le 29 !?
    – 2 Morgan dans la liste des livres avec 2 fois le même livre !?

    • bettyflo dit :

      Merci pour la date ! C’est corrigé ^^ Et pour les 2 Morgan c’est normal. D’abord on présente l’ensemble des livres présentés et ensuite on reprécise celui qui a été choisi.

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