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Résumé de la 73ème réunion du club de lecture

Résumé de la 73ème rencontre du club de lecture Lille aux Livres du 18 avril 2018 !

Pour cette réunion du mois de janvier, nous étions 15 à nous retrouver à la librairie Les Quatre Chemins ! Encore une fois, la littérature et la nourriture furent à l’honneur.

Présentation des livres sur le thème de la Poésie :

L’enfer de Dante
Éditions xx, 0€ en ebook, entre 7 et 10€ en format papier, présenté par Morgan et Cassiopée ;

La Divine Comédie n’est pas seulement le monument majestueux d’une culture passée : c’est un poème vivant qui nous touche de près. et qui sans cesse nous surprend. Car pour relater son périple à travers les trois royaumes des morts, Dante bouleverse les représentations traditionnelles, affronte l’indicible, crée une langue : sa hardiesse poétique préfigure celle des grands inventeurs de la modernité en littérature, de Rimbaud à Joyce, en passant par Kafka et Proust. Animé par une ambition folle – celle de rendre les hommes meilleurs et plus heureux, par la conscience du sort qui les attend après la mort -, il décrit tour à tour le gigantesque entonnoir de l’Enfer et ses damnés en proie à mille tourments ; la montagne du Purgatoire, intermédiaire entre l’humain et le divin, peuplé d’anges, d’artistes et de songes ; le Paradis enfin où, guidé par Béatrice, le poète ébloui vole de ciel en ciel avant d’accéder à la vision divine. Et le parcours initiatique se termine lorsque, au plus haut terme de sa vision, le héros s’absorbe dans l’absolu. Dans a l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles

Un été avec Baudelaire de Antoine Compagnon
Éditions des équateurs, 13€, présenté par Hélène ;

Peut-être aucun poète ne nous t-il a laissé autant d’images durables et de vers mémorables.
Sous la plume toujours ludique et amusée d’Antoine Compagnon, passons Un été avec Baudelaire, l’insolent, l’inclassable et l’irréductible.
Marcel Proust se répétait Chant d’automne de Baudelaire :
 » J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre/
Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer « .
Peut-être aucun poète ne nous t-il a laissé autant d’images durables et de vers mémorables. Il fut le poète du crépuscule, de l’ombre, du regret, de l’automne. Mais il est l’homme de tous les paradoxes. Il y a d’ailleurs chez lui une perpétuelle nostalgie du soleil sur la mer, du soleil de midi en été : « Adieu, vive clarté de nos étés trop courts « .
L’été pour Baudelaire fut celui de l’enfance. Un été à jamais révolu. Et sa poésie est aussi la recherche de ce paradis perdu. Moderne et antimoderne, Baudelaire est d’une certaine manière notre contemporain. Aucun poète n’a mieux parlé des femmes –; des femmes et de l’amour –; que Baudelaire dans quelques poèmes sublimes comme La Chevelure ou L’invitation au voyage.
Ce fut un homme blessé, un cruel bretteur, un fou génial, un agitateur d’insomnies.
Baudelaire aura été l’un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l’art dans le monde moderne, lui qui admirait tant la peinture de Delacroix et de Manet. Dandy et proche des chiffonniers, anarchiste de gauche puis de droite, il fut l’homme de tous les paradoxes et originalités.
En 30 chapitres qui sont autant de diamants noirs, Antoine Compagnon aborde le réalisme et le classicisme de Baudelaire, le rôle de Paris et de Honfleur, de la ville et de la mer mais aussi le rire, la procrastination et le catholicisme. Dans le même esprit qu’Un été avec Montaigne,  » à sauts et à gambades « , Antoine Compagnon nous fait redécouvrir Les Feurs du mal et Les Petits poèmes en prose en nous faisant partager un Baudelaire inclassable et irréductible.

– Mon beau navire, Ô ma mémoire : Un siècle de poésie française 1911-2011 
Édition Gallimard, 6.30€, présenté par Annie-France ;

Cette anthologie a pour but avoué de souligner l’exceptionnelle richesse du fonds poétique
Gallimard, et d’insister sur la présence déterminante de la poésie dès la fondation de la maison il y
a tout juste un siècle. N’oublions pas que parmi les premiers titres publiés les recueils de poèmes
étaient en nombre et que les présences de Saint-John Perse (sous le nom de Saint-Léger) et de
Paul Claudel s’imposent dès l’origine. Ensuite, d’Apollinaire à Aragon, d’Artaud à Audiberti
(pour ne citer que les premiers noms d’un fabuleux alphabet), ce sont les contemporains majeurs
qui, un à un, apparaissent.
Cent poètes, cent poèmes, pour Un siècle de poésie, avec au fronton un vers si familier qu’il invite
autant à la découverte, à l’aventure, qu’à une remémoration active : Mon beau navire ô ma mémoire.

Mon propre rôle, tome 1 de Serge Gainsbourg
Éditions Folio, 8.30€, présenté par Cathy ;

En deux volumes, la somme des textes de Gainsbourg. Ce premier volume livre des textes surprenants, connus et inconnus. On y suivra toutes les directions de la phrase de Gainsbourg. Des réminiscences de Vian au jeu des mots du jazz, de la période yé-yé, où Gainsbourg signe l’oeuvre à la fois virtuose, parodique et désabusée, à la période pop, où la beauté formelle de l’anglais vient augmenter la phrase française. Un art du rejet, de la distance, un sens du raccourci, un rêve de perfection sonore, qui donneront ses grandes réussites. Jusqu’à cet impartageable ton Gainsbourg, singulier comme une nouvelle esthétique. Tous les textes de Mon propre rôle (à l’exception du chapitre  » Dernières nouvelles des étoiles  » qu’il n’a pu revoir) sont conformes au dernier état corrigé et voulu par Serge Gainsbourg. Ils constituent donc l’édition définitive.

La chasse au snark de Lewis Caroll
Editions Folio, 6€, présenté par Oscar ;

Avec Alice au pays des merveilles, La Chasse au Snark est aujourd’hui l’ouvrage le plus célèbre de Lewis Carroll. Il est aussi généralement donné par les spécialistes comme l’une de ses plus remarquables réussites, en même temps que le texte le plus énigmatique de tout le corpus carrollien. Car qu’est-ce au juste que ce Snark ? Que peuvent bien signifier cette chasse et cet équipage ? En réponse à ces questions qu’on n’a pas manqué de lui adresser, Carroll a inlassablement répondu qu’il l’ignorait lui-même. La Chasse au Snark a eu quelques traducteurs en langue française ; le plus célèbre d’entre eux est sans aucun doute Louis Aragon, qui l’a traduit en 1929, très rapidement et afin de fournir quelque chose à imprimer à une amie qui venait de faire l’acquisition d’une presse. Pour m’être hasardé à le traduire à mon tour, je n’ai à offrir, pour ma part, que mon amour de ce texte et le plaisir que j’ai pris à ce travail.

L’enchanteur pourrissant de Apollinaire
Éditions Gallimard, 10€, présenté par Rémi ;

Première oeuvre achevée qu’Apollinaire destinait à la publication, L’Enchanteur pourrissant – dont la première version date de 1898, mais qui sera publié en 1909 – sera aussi sa seule incursion dans le monde arthurien. Issu des lectures désordonnées du poète qui découvrait à cette époque les romans médiévaux bretons et empreint de sa fascination pour le thème de l’enfant sans père, L’Enchanteur pourrissant est un texte fort et révélateur du talent baroque d’Apollinaire. C’est la rencontre entre Merlin et ce grand poète qui allait faire de L’Enchanteur pourrissant une des pierres les plus atypiques de l’édifice arthurien du XXe siècle.

Haïkus de prison de Lutz Bassmann
Éditions Verdier, 9.34€, présenté par Nicolas ;

Le monde est devenu plus rude. On ne peut plus comme avant contempler les fleurs des cerisiers ni philosopher avec des amis autour d’une coupe de vin. Désormais, quand on regarde les nuages, c’est à travers les barbelés. Quand on s’endort, c’est dans la promiscuité et les mauvaises odeurs. Plus rien n’est paisible. La poésie persiste en dépit des circonstances, l’humour et le détachement continuent à ordonner l’existence, mais la voix s’éraille. La voix ne cherche plus à faire preuve d’élégance. Celui qui parle veut surtout, avant d’être brisé, apporter son témoignage. En choisissant le haïku comme forme d’expression, Lutz Bassmann raconte une histoire. Il décrit les menus événements du quotidien de la prison, il donne vie aux figures qui l’entourent, il invente des personnages : l’idiot, le révolutionnaire dogmatique, le bonze désenchanté, le cannibale, et tant d’autres que de nouveauxmalheurs menacent.

Le chant des morts de Pierre Reverdy
Éditions Gallimard, 10€, présenté par Sylvain ;

Publié en 1948, avec 125 lithographies de Pablo Picasso, Le chant des morts, qui devait ensuite prendre place dans Main d’oeuvre, est l’un des ensembles poétiques majeurs de Pierre Reverdy et l’un des plus singuliers puisqu’en résonance directe avec les années d’occupation, les déportations et l’ignominie des camps d’extermination. Jamais Reverdy n’avait ainsi retranscrit, dans sa langue unique, sa « magie verbale » disait André Breton, une suite aussi repérable d’événements historiques. C’est comme si la permanence du chant de Reverdy s’alliait d’un même souffle au chant si présent des morts pour une cantate trop humaine à force d’inhumanités encore et encore repérées, répétées, révélées. En reproduisant l’édition originale, avec les lithographies de Picasso, Poésie/Gallimard poursuit sa redécouverte des grandes oeuvres qui ont vu la rencontre substantielle d’un poète et d’un peintre. Car il s’agit bien ici d’une oeuvre commune tant les traits de Picasso, d’une rare puissance répétitive, portent, propulsent, escortent les poèmes sublimes et infiniment douloureux de Reverdy.

Petites formes de Dominique Quélen
Éditions La rivière échappée, 12€, présenté par Arnaud ;

Ici un art concis, précis – pourtant tout en nuances, en allusions. Paradoxe ? De ces histoires, à peine effleurées (ç’aurait été : – un roman ? une borgésienne marqueterie ?), il ne resterait à la fin que ces bribes-là.
L’auteur, méticuleux, a dégraissé, il ne reste que l’os, léger, implacable. Ainsi le lecteur est confronté à des objets parfaitement réglés dont le dessein ne pourra qu’échapper au lecteur impatient.
(Il faudra revenir, chercher, tâtonner.)
Dominique Quélen a le sens de l’équilibre, de la retenue -pudeur- qui l’amène à retrancher encore, pour couper (au) court quand d’autres s’épancheraient.
Ici : quelques ouvertures. Mais essentielles.

Sera à lire pour la prochaine rencontre :

L’enfer de Dante
Éditions xx, 0€ en ebook, entre 7 et 10€ en format papier, présenté par Morgan et Cassiopée ;

La Divine Comédie n’est pas seulement le monument majestueux d’une culture passée : c’est un poème vivant qui nous touche de près. et qui sans cesse nous surprend. Car pour relater son périple à travers les trois royaumes des morts, Dante bouleverse les représentations traditionnelles, affronte l’indicible, crée une langue : sa hardiesse poétique préfigure celle des grands inventeurs de la modernité en littérature, de Rimbaud à Joyce, en passant par Kafka et Proust. Animé par une ambition folle – celle de rendre les hommes meilleurs et plus heureux, par la conscience du sort qui les attend après la mort -, il décrit tour à tour le gigantesque entonnoir de l’Enfer et ses damnés en proie à mille tourments ; la montagne du Purgatoire, intermédiaire entre l’humain et le divin, peuplé d’anges, d’artistes et de songes ; le Paradis enfin où, guidé par Béatrice, le poète ébloui vole de ciel en ciel avant d’accéder à la vision divine. Et le parcours initiatique se termine lorsque, au plus haut terme de sa vision, le héros s’absorbe dans l’absolu. Dans a l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles

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La prochaine réunion :

Notre prochaine rencontre aura lieu au cours de la semaine du 18 au 22 juin 2018.

Merci de nous donner vos disponibilités afin de faciliter la réservation du local.

 

Cliquez sur le lien suivant pour donner vos disponibilités : ICI.


Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

 

À bientôt  !

 

Résumé par Cassiopée

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