Challenge « L’ange d’Ayala » par Lilith

Je dois avouer qu’une fois encore le challenge proposé par le club de lecture L’île aux livres propose un auteur que je ne connaissais pas. Pourtant Anthony Trollope semble être un des écrivains anglais des plus respecté et des plus prolixe du XIXème siècle.
Afin de combler cette lacune, j’ai donc décidé de découvrir « Lange d’Ayala ».

Ce qui m’a frappé en premier lieu dans cette romance classique c’est la vision que donne à voir l’auteur de son époque. Ces jeux d’intrigues amoureuses, semblent être vraie photographie de l’époque victorienne. Pour moi l’auteur c’est efforcé de dépeindre la bonne société londonienne qui devait côtoyer et qu’il devait aimer croquer . Enfin plus exactement l’idée très collet monté  de ce que devait être les relations hommes-femmes a l’époque.Même si l’auteur s’amuse à dresser des situations qui devaient être très embarrassantes  (harcèlement, fuite d’un couple non marié, refus du mariage …) c’est pour au final donner à lire un éloge des amours conventionnels et des valeurs bourgeoises.
L’écriture de Trollope est à mon sens plus un traité idéologique sur ce que doit être une jeune fille honorable et un jeune homme respectable suivant les conventions très strictes du Londres du XIXeme. Pour moi qui m’intéresse à la notion de genre j’ai beaucoup goûté cet espèce de témoignage de valeurs (la notion de dote, la qualité ornementale chez une femme…) alors même que certaines situations m’avaient profondément horripilé.

Cependant, le style de l’auteur m’a paru assez lourd. Il ne cesse de faire des répétitions inutiles. A chaque chapitre il revient sur les faits précédant et souvent il s’embrouille donnant de mauvais noms ou de mauvais prénoms.
L’intrigue reste au final assez conventionnelle donc, tout et tout le monde rentrant dans le moule à la fin.
Rien à voir avec le panache d’un des romans de Jane Austen sortis pourtant bien des années avant ses propres publications.
Trollope reste au final un fidèle aux normes qui régissent son monde bourgeois bien confortable sourd aux mouvements d’émancipations, pourtant présent dans les écrits des soeurs Brontë qui lui sont contemporaines.

Au final c’est un livre qui se lit très rapidement et qui est à première vue intéressant , mais qui manque cruellement de vie et de fougue pour me plaire.

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