L’ange d’Ayala [par Marie]

L’ange d’Ayala d’Anthony Trollope

téléchargement (8)

 

Editeur Herne

Date de parution             29/03/2013

Collection           Romans

ISBN      2851977288

EAN       978-2851977281

Quatrième de couverture :

Londres, en pleine ère victorienne. Ayala et sa sœur Lucy, orphelines sans le sou, sont adoptées par le frère et la sœur de leur défunte mère. Ayala, belle et séduisante, part vivre chez sa tante, mariée à un riche banquier, tandis que Lucy, moins jolie, s’installe chez son oncle, modeste employé de l’Amirauté. La beauté et le succès d’Ayala auprès des hommes suscitent rapidement la jalousie de sa tante et de ses cousines.

A quoi Lady Tringle ajouta une condition qui était de pouvoir choisir. Pour la santé de ses nerfs, les affaires de goût avaient une importance cruciale ! Elle déclara aussitôt qu’elle voulait à tout prix Ayala et ce fut donc décidé. La jeune fille était déjà plus que familiarisée avec les splendides appartements des Tringle et sa tante avait le sentiment qu’elle en serait un des charmes. Sa longue chevelure noire était d’ores et déjà considérée comme l’une des plus ravissantes de Londres. Ayala chantait comme si la Nature avait voulu faire d’elle un des oiseaux du ciel. Elle avait naguère passé trois mois à Paris et le français lui était venu sans même y penser. Son père lui avait enseigné les rudiments de son art et les flatteurs avaient déjà commencé à dire qu’elle était née pour être la seule et unique grande artiste peintre du monde. Ses mains, ses pieds, ses formes étaient parfaites. Bien qu’elle n’eût encore que dix-neuf ans, Londres avait déjà commencé à parler d’Ayala Dormer. Alors, bien sûr, Lady Tringle choisit Ayala, sans songer sur le moment que ses propres filles risquaient de souffrir de la comparaison avec leur cousine.

L’avis des sorcières :

Lors de sa première parution l’Ange d’Ayala était un feuilleton et cela se voit. Des chapitres courts, des personnages à foison qui se croisent et s’entrecroisent, des répétitions au cas où le lecteur serait distrait.

Je me suis laissée emporter par l’histoire de ses deux sœurs que le malheur sépare. En effet les deux jeunes filles que l’on considère comme des enfants (elles ont presque 20 ans tout de même) sont orphelines et sans le sous. C’est donc leur oncle et tante qui devront les prendre en charge. Lady Tringle, la tante, estime que vu sa position (et l’argent de son mari) c’est Ayala qui viendra chez eux car elle fera un joli bibelot à exhiber. Lucy se retrouve donc chez l’oncle, qui, lui est pauvre mais comme Lucy est moins belle ce n’est pas grave !

Et là c’est le début de la fin pour la famille Tringle. Leur fils Thomas tombe éperdument amoureux d’Ayala qui le repousse car elle attend son «  Ange de lumière » c’est-à-dire l’homme idéal et traite Thomas régulièrement de « butor ». En effet la jeune fille, qui a eu tout le loisir de lire des livres, a un esprit romanesque au possible quitte a être parfois absurde, « sotte » dira sa tante .

Il faut donc rééchanger les filles car Ayala ne convient pas à Lady Tringle. De vraies balles de ping pong. Heureusement pour ces jeunes filles tout n’est pas sombre car il y a l’amour.

L’auteur nous plonge dans les jeux et manigances de la haute société de l’époque, des complots dans les salons, des recherches de dots à tout prix. L’atmosphère du livre est joyeuse, pleine de festivité et de voyage mais cache une certaine critique sur cette société du paraitre. L’auteur est ironique, parfois cynique.

Il décrit les conditions des jeunes filles qui devaient se marier pour subvenir à leur besoin car dépendantes des hommes, père, frère, mari.

Les personnages sont dépeints avec  talents car ils ont tous des facettes différentes et assez détaillées. J’ai particulièrement aimé Lord Thomas Tringle qui lorsque les situations familiales deviennent trop compliquées pour lui se réfugie dans son bureau pour compter ses millions qu’il trouve beaucoup moins compliqué. Il m’a fait rire.

Ayala m’a agacée parfois avec sa vision de l’ange de lumière, bornée au point de manquer son vrai amour. Lucy je trouve est trop effacée alors qu’elle aurait pu avoir un beau rôle dans ce roman. Jonathan est attachant en amoureux plaisant mais laid.

L’auteur a un style parfois un peu lourd avec ses répétitions et il était un peu étourdi. En effet une lettre censée  avoir été découpée en petit morceau et jetée au feu est retrouvée quelques chapitres plus tard en bonne état.  🙂  Parfois il oublie même comment il appelle ses personnages. Mais cela m’a fait sourire plutôt qu’agacée.

Ce roman m’a vraiment plus et je suis ravie d’avoir découvert cet auteur.

«  « Carpe diem », se répéta-t-elle en son for intérieur. Oh oui, si seulement c’était possible. Mais comment peut-on carpédiémer quand on a le cœur accablé de tracas. Et c’était d’autant moins possible que cet homme, qu’elle avait éconduit, était si désireux de faire tout ce qu’il pouvait pour la rendre heureuse. »

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