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Résumé de la 64ème réunion du club de lecture

Résumé de la 64ème rencontre du club de lecture Lille aux livres du 03 juillet 2017!

Pour cette réunion du mois de juin nous étions 12 à nous retrouver à la librairie « Les Quatre Chemins » ! Encore une fois, la littérature et la nourriture furent à l’honneur.

 

 

Présentation des livres :

– Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
Editions Folio Classique, 800 pages, 7.20€, présenté par Oscar ;

Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne.
Victor Hugo.
Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l’obstacle et l’espace sans jamais faiblir. Il couvre d’immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur.
Sainte-Beuve.
Les Trois Mousquetaires… notre seule épopée depuis le Moyen Âge.
Roger Nimier.
Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d’aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l’insolence et l’amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l’amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition.
Kléber Haedens.

Le collier de la reine d’Alexandre Dumas
Éditions Folio Classique, 1033 pages, 13,90€, présenté par Betty ;

Le Collier de la reine est l’un des romans les plus romanesques d’Alexandre Dumas. Il se consacre à un épisode authentique du règne de Marie-Antoinette. La machiavélique comtesse de La Motte trame de ténébreuses intrigues et tend un piège qui révèle que la reine est une femme exposée aux atteintes du monde et aux violences de la passion. La prémonition d’une fin terrible plane sur toute la fiction et l’inscrit dans l’Histoire. Un roman d’aventures sous-tend la réalité historique et rend sa description palpitante. La figure mythique de Cagliostro, l’homme aux mille vies, incarne le thème du vengeur masqué, du héros satanique comme le sera Monte-Cristo. Jeanne de La Motte rappelle Milady, la femme maléfique. On ne manque ni de demeures mystérieuses, ni de secrets, ni de passages dérobés, ni de figures masquées, ni de fausses reines. De cette histoire, et de l’Histoire, personne ne sortira indemne : point de happy end.

– Les frères Karamazov de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Éditions Les Classiques de Poche, 915 pages, 8.00€, présenté par Gemma ;

Dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski a donné le résumé de sa carrière et de sa pensée. On y retrouve l’opposition père et fils de L’Adolescent, le duel de l’athéisme et de la sainteté des Possédés, le schéma de L’Idiot, avec le crime à la base et l’entrevue dramatique des deux rivales ; enfin et surtout l’un des frères, Aliocha, est la reprise du prince Mychkine : il s’appelait « l’Idiot » dans Ies brouillons. Il semble même que Dostoïevski ait voulu exprimer dans les trois frères les trois aspects de sa personnalité ou les trois étapes de sa vie : Dimitri le schillérien rappelle sa période romantique, terminée aussi par le bagne ; Ivan, les années où il était près de remplacer ‘ la foi chrétienne par le socialisme athée ; Aliocha, son aboutissement, le retour au peuple russe et à l’orthodoxie. Sous quelque angle qu’on les considère, Les Frères Karamazov sont un microcosme aux richesses inépuisables, le chef-d’oeuvre peut-être de Dostoïevski

 

– La religion de Tim Willocks
Éditions Pocket, 960 pages, 10.00€, présenté par Nicolas ;

La nuit où les cavaliers écarlates l’emportèrent – du peu qu’il sache ou qu’il ait pu savoir – la pleine lune entrait dans le Scorpion, signe de sa naissance, et, comme animée par la main de Dieu, son incandescence découpait parfaitement la vallée alpine en ce qui était lumière et ce qui était ténèbres, et la lumière éclairait le chemin menant les démons vers sa porte. Si les chiens de guerre n’avaient pas perdu leur route, le garçon n’aurait jamais été découvert, et la paix, l’amour et le travail auraient béni toute son existence. Telle est la nature du destin dans un temps de chaos. Mais quand le temps n’est-il pas chaos ? Et quand la guerre n’est-elle pas engendrement de monstres ? Et qui sèche les larmes des sans-noms, quand même les saints et les martyrs reposent endormis dans leurs cryptes ? Un roi venait de mourir et, tels des chacals, des empereurs se disputaient son trône pour s’emparer du butin. Et si les empereurs se souciaient bien peu des tombes qu’ils semaient dans leurs sillages, pourquoi leurs serviteurs auraient-ils dû s’en préoccuper davantage ? «La roue tourne, un jour en haut, un jour en bas», disent les sages, et il en était ainsi de cette nuit-là.
Il s’appelait Mattias, il avait douze ans et il ignorait absolument tout des affaires de politique et d’État. Il était issu d’une famille de forgerons saxons, transplantée par son grand-père émigrant jusque dans une profonde vallée des Carpates et un village sans la moindre importance, sauf pour ceux qui l’appelaient leur chez-eux. Mattias dormait près de l’âtre de la cuisine, et rêvait de feu et d’acier. Il s’éveilla dans l’obscurité précédant l’aube, le coeur battant comme un oiseau farouche piégé dans sa poitrine. Il enfila des bottes et un manteau de cuir marqué de brûlures, et, silencieusement – car ses deux soeurs et sa mère dormaient dans la pièce à côté -, il prit du bois et ranima les tisons rose pâle du foyer, pour que sa chaleur accueille les filles quand elles se lèveraient.
Comme tous les premiers-nés de sa lignée, Mattias était forgeron. Son but, aujourd’hui, était d’achever la fabrication d’une dague et cela l’emplissait de joie, car quel garçon, s’il le pouvait, ne fabriquerait pas de vraies armes ? Du coeur du foyer, il tira un brandon incandescent, sortit dans la cour ; l’air mordant emplit ses poumons et il s’arrêta. Le monde alentour était peint de noir et d’argent par la lune. Au-dessus de la crête des montagnes, des constellations tournaient dans leur sphère et il chercha leurs formes et les contempla à travers la buée de son souffle. La Vierge, Le Bouvier, Cassiopée. Plus bas sur les pentes, des stries brillantes marquaient la fourche du torrent et les pâturages flottaient dans la brume à l’orée des forêts. Dans la cour, la forge de son père se dressait comme un temple dédié à quelque prophète inconnu et la lumière des flammes qui jouaient sur ses pierres pâles promettait magie et merveilles, et la fabrication de choses que personne n’avait jamais faites.

L’esthétique de la résistance de Peter Weiss
Éditions Klincksieck, 890 pages, 29.00€, présenté par Sylvain ;

Ce roman est un livre culte. Publié entre 1975 et 1981, il est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle.
La scène inaugurale : l’analyse du Pergamon dans le Berlin de 1937 entre le narrateur anonyme et ses pairs adolescents, jeunesse inquiète, qui exprime sa haine du système nazi galopant. La fin : les réflexions avinées et mélancoliques sur l’admissible défaite de la résistante au fascisme.
C’est que ce groupe se rencontre exclusivement dans des musées ou des galeries : la résistance politique est un art.
Souvent comparée à la Recherche de Proust et aux Passages de Benjamin, l’oeuvre majeure de Peter Weiss (1916-1982) se résume aussi aisément que l’Ulysse de Joyce.
Refus du renoncement à la résistance, elle est en creux l’une des plus subversives histoires de l’art jamais écrite.
« L’esthétique de la Résistance dont Peter Weiss commença la rédaction alors qu’il dépassait la cinquantaine, faisant un pélerinage au travers des méandres arides de l’histoire culturelle contemporaine en compagnie du pavor nocturnus, terreur de la nuit chargé d’un monstrueux poids idéologique, est un magnum opus qui se découvre non seulement comme l’expression d’un éphémère souhait de rédemtion mais comme une expression de la volonté d’être, à la fin des temps, du côté des vaincus. »
W.G. Sebald, Luftkrieg und Literatur (2001).

La ballade de Pern (Intégrale I) d’Anne McCaffrey
Éditions Pocket, 256 pages, 13.00€, présenté par Morgane;

Sur la planète Pern vivent de grands lézards qui ressemblent aux dragons des légendes, et des dauphins très intelligents avec lesquels les humains vivent en harmonie.
Mais après des décennies de vie paisible, les Pernais doivent affronter une incroyable menace venue de l’espace : les Fils. Ces filaments tombent du ciel et détruisent tout sur leur passage. Et ce, tous les 250 ans, tel un cycle infernal.
Les hommes apprennent alors à chevaucher les dragons pour détruire les Fils.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker
Éditions de Fallois , 700 pages, 9.20€, présenté par Rose;

 

À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l enquête s enfonce et il fait l objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s est-il passé dans le New Hampshire à l été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l américaine, La Vérité sur l Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Quand sort la recluse de Fred Vargas
Éditions Flammarion, 496 pages, 21.00€, présenté par Françoise;

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »

 

La Trilogie de Wielstadt de Pierre Pevel
Éditions Pocket, 760 pages, 11.40€, présenté par Cassiopée;

 

Hiver 1620 : après s’être acquitté d’une délicate mission pour l’Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de la Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.

 » Ce petit bijou place d’emblée son auteur parmi les praticiens les plus doués d’une veine littéraire en plein expansion.  » Jacques Baudou – Le Monde

Sera à lire pour la prochaine rencontre :

Americanah de Laurent Gaudé
Éditions Folio, 704 pages, 8.80€, présenté par Muriel;

«En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique, qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de pays, et lorsque la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et nous offre une grande histoire d’amour, parcourant trois continents d’un pas vif et puissant.

 


La prochaine réunion :

Notre prochaine rencontre aura lieu au cours de la semaine du 28 août au 1er septembre 2017. Merci de nous donner vos disponibilités afin de faciliter la réservation du local.

 

Cliquez sur le lien suivant pour donner vos disponibilités : ICI.


Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

À bientôt  !

Résumé par Betty

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Résumé de la 63ème réunion du club de lecture

 Résumé de la 63ème rencontre du club de lecture Lille aux livres du 08 juin 2017!

Pour cette réunion du mois de juin nous étions 14 à nous retrouver à la librairie « Les Quatre Chemins » ! Comme d’habitude, nous avons parlé littérature et nous avons (beaucoup) grignoté.

 

Avant de présenter les livres, AnneSo nous a rappelé la sortie imminente d’un roman écrit par un membre du club. En effet, les éditions Léha publient le 23 juin « L’Éveil des Chimères ».

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Nous avons hâte de découvrir son roman et de l’accueillir lors d’une réunion pour une séance de dédicace !

 

Présentation des livres :

– Total Khéops de Jean-Claude Izzo
Éditions Folio Policier, 352 pages, 8.20€, présenté par AnneSo ;

Du Panier aux quartiers nord, du Vieux Port à l’Estaque, nous suivons les pérégrinations de Fabio Montale, flic déclassé de la Brigade de surveillance des secteurs, fils d’immigrés italiens qui aime les poètes des Cahiers dit Sud, la pêche, la soupe au pistou de la vieille Honorine, les bouteilles de Lagavulin, les femmes et Marseille bien sûr. Il y a vingt ans, il y avait Lole, la belle Gitane, et, autour d’elle, Manu, Ugo, et Fabio. A présent ses deux potes de braquage sont morts d’une balle dans la peau : une pour Manu, puis une pour Ugo venu le venger… L’enquête de Fabio le plonge dans son passé trouble et les plaies à refermer se multiplient. D’autant qu’une de ses amies se fait violer et assassiner. Dur !  » Total Khéops  » comme le chante le groupe IAM. Autrement dit, bordel généralisé, fange pestilentielle dont on ne sort pas.

Vernon Subutex 1 de Virginie Despentes
Éditions Le livre de Poche, 432 pages, 7.90€, présenté par Betty ;

Qui est Vernon Subutex ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde révolu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.
Magistral et fulgurant. Une œuvre d’art. François Busnel, L’Express.
Dans cette peinture d’une France qui dégringole dans la haine et la précarité, Virginie Despentes touche au sommet de son art. Alexis Brocas, Le Magazine littéraire.
Une comédie humaine d’aujourd’hui dont Balzac pourrait bien se délecter. Pierre Vavasseur, Le Parisien.

L’homme bicentenaire d’Isaac Asimov
Éditions Folio SF, 368 pages, 8.20€, présenté par Olgir ;

Andrew est un robot comme les autres. Comme les autres, vraiment ? Pas tout à fait. Il est même si singulier qu’il a décidé de devenir libre, malgré les Trois Lois de la Robotique et contre l’opinion de la majorité des êtres humains. Andrew ne sait pas qu’il vient de s’engager dans une lutte qui va changer l’histoire de la robotique, des robots et de l’humanité elle-même.

 

L’ombre du prince : une enquête du mandarin Tân de Tran-Nhut
Éditions Philippe Picquier, 383 pages, 9.20€, présenté par Oscar ;

Un an après sa nomination dans une région reculée et désuète au nord du Viêt-Nam, le mandarin Tân se rend à Thang Long, à la recherche de livres qui font défaut à sa province. Mais au lieu de manuscrits, il découvre une série de corps délicatement incisés par une lame artiste, meurtres sanglants qu’il lui faut élucider au plus vite en ce XVIIe siècle troublé par des luttes d’influences entre princes et seigneurs. Curieux voyage à la Capitale, où le jeune magistrat est confronté non seulement à la toute-puissance des nobles et à un vol singulier chez les eunuques, mais aussi aux ombres surgies de son propre passé. Le sang versé hier appellerait-il les crimes d’aujourd’hui ? Pour percer à jour les motifs étranges d’un assassin sans pitié, le mandarin Tân devra pousser jusqu’au bout une effroyable logique qui, cette fois-ci, ne le laissera pas intact.
Les sœurs Tran-Nhut  » font magnifiquement revivre la civilisation de leurs ancêtres tout en créant un personnage attachant qui n’a pas fini de faire parler de lui  » (Gérard Meudal, Le Monde).

Quinzinzinzili de Régis Messac
Éditions La Table Ronde, 208 pages, 7.10€, présenté par Nicolas ;

Bien sûr, cela fait des décennies que la littérature nous annonce l’anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Beaucoup de livres pour un sujet aussi crucial, mais dans le lot peu de chefs-d’oeuvre… Quinzinzinzili, ce roman au titre improbable, est pourtant de ceux-là, ses rares lecteurs n’en démordent pas, qui s’étonnent toujours de son ironie visionnaire, de son pessimisme halluciné et de ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac, considéré comme l’un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes, témoin stupéfait de la renaissance du genre humain : sous ses yeux désabusés, un groupe d’enfants réinvente une Humanité dont l’Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la Civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d’une poignée de gosses en train de lui régler son compte… Stupéfiant, Quinzinzinzili renaît et devrait susciter l’admiration de ceux qui croient davantage aux vertus des Lettres qu’à celles de l’Homme.

L’attentat d’Yasmina Khadra
Éditions Pocket, 256 pages, 7.40€, présenté par Rose;

Amine, chirurgien israélien d’origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine et son peuple d’adoption, et s’est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu’il adore. Jusqu’au jour où, au cœur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l’attentat, avec pour tout réconfort l’espoir de trouver le soir l’apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n’est pas là. C’est à l’hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu’il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l’accuse elle, Sihem, d’être la kamikaze… Amine ne peut tout d’abord admettre que sa femme, qui n’a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l’impossible quand il reçoit le mot qu’elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s’efforce de rencontrer tous ceux qui l’ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu’il ne peut pas entendre.

Le bibliomancien (Tome 1 de « Magie ex libris ») de Jim-C Hines
Éditions L’Atalante, 384 pages, 21€, présenté par Lucie;

Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenaere, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre. Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger. Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

La vie quand elle était à nous de Marian Izaguirre
Éditions Pocket, 448 pages, 7.80€, présenté par Morgane;

Madrid, 1951. Lola regrette le temps où son existence était peuplée de promesses et d’illusions, de livres et de discussions enflammées, d’amour et de projets pour bâtir une Espagne démocratique. L’espoir de 1936. Il ne lui reste de cette époque qu’une petite librairie dans les ruelles sombres d’un quartier de Madrid. C’est là que Lola fait la connaissance d’Alice, une Anglaise dont elle partage la passion pour la littérature. Intriguée par un livre en vitrine, Alice entraîne Lola dans une lecture singulière et bouleversante de La Fille aux cheveux de lin, l’histoire de Rose, soupçonnée d’être la fille du duc d’Ashford.
Lola et Alice l’ignorent encore, mais cette histoire pourrait bien lier leur destin pour toujours…
 » La vie quand elle était à nous célèbre l’amitié, la complicité féminine et la littérature, devenue un refuge dans une époque troublée.  » El País

 

La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
Éditions 10/18, 448 pages, 9.60€, présenté par Cathy;

À trente ans passés, Ignatus vit encore cloîtré chez sa mère, à La Nouvelle-Orléans. Harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C’est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre… Chef-d’œuvre de la littérature américaine, La Conjuration des imbéciles offre le génial portrait d’un Don Quichotte yankee inclassable, et culte.
 » On ne peut pas lire ce livre, l’un des plus drôles de l’histoire littéraire américaine, sans pleurer intérieurement tous ceux que Toole n’a pas écrits.  »
Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles

Le don (tome 1 de la trilogie « Le Dernier Souffle ») de Fiona McIntosh
Éditions Milady, 672 pages, 9€ (provisoirement à 3,99€), présenté par Cassiopée;

Encore adolescent, Wyl Thirsk doit assumer le rôle pour lequel on le destinait depuis sa naissance : commandant en chef des armées de Morgravia ! Une responsabilité qui le conduit à la cour du prince Celimus, un despote sadique. Là, un geste de bonté envers une sorcière condamnée au bûcher vaudra à Wyl un don miraculeux, ainsi que la colère de son seigneur et maître. Contraint de lui obéir, Wyl est envoyé au Nord où la guerre menace, pour une mission suicidaire à la cour ennemie… avec pour seule arme un mystérieux pouvoir dont il ne soupçonne pas même l’existence. Or, s’il n’embrasse pas le Dernier Souffle, il signera sa perte… et celle du pays qu’il a juré de défendre.

Nipponia nippon d’Abe Kazushige
Éditions Philippe Picquier, 224 pages, 17€, présenté par Sylvain;

« Son utopie était un monde tendre, sans hostilité ni malveillance, empli de bonté et de respect. Et il imaginait parfois les ibis s’envolant librement dans le ciel de ce paradis sur terre. »
Le jeune Tôya Haruo a développé une passion pour l’ibis japonais (nom savant : Nipponia nippon), un oiseau en voie d’extinction et symbole de la nation japonaise. Les derniers représentants sont protégés dans le Centre de sauvegarde de l’île de Sadô. Haruo se croit lié à eux par un destin commun et décide de partir les délivrer. Mais, à mesure qu’il se prépare à sa mission en se procurant diverses armes, son projet prend un tour beaucoup plus radical…
Les romans d’Abe Kazushige sont d’une ironie très sombre, à l’image d’un monde où rien ne serait digne d’être sauvé du scénario écrit par les hommes.

Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial Terre  de Richard Buckminster Fuller
Éditions Lars Müller Publishers, 152 pages, 15€, présenté par Kim;

Paru pour la première fois en 1969 sous le titre Operating Manual for Spaceship Earth, le Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial « Terre » est l’un des ouvrages les plus connus de Fuller. Dans ce livre très accessible, l’auteur présente une synthèse brillante de sa vision du monde, analysant les grands défis auxquels l’humanité est confrontée et présentant les principes à suivre pour faire les « bons choix » et éviter l’extinction de l’espèce humaine.
Il pose donc quelques questions essentielles : Comment l’humanité peut-elle survivre ? Est-ce que l’automatisation influe sur l’individualisation ? Comment utiliser nos ressources plus efficacement pour réaliser pleinement notre potentiel et mettre fin à la misère en moins d’une génération ?
Remettant en question le concept de spécialisation, il prône une révolution du design dans l’innovation et donne des conseils pour diriger le vaisseau spatial « Terre » vers un avenir viable à long terme.

Les temps glaciaires de Fred Vargas
Éditions J’ai lu, 475 pages, 8.20€, présenté par Gemma;

« Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D’après les rapports internes, il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans. Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ? ».

Sera à lire pour la prochaine rencontre :

La porte des Enfers de Laurent Gaudé
Éditions Le livre de poche, 283 pages, 6.90€, présenté par Rémi;

Matteo vient de perdre son fils lors d’une fusillade à Naples. Nuit après nuit, au volant de son taxi vide, il s’enfonce dans la solitude et parcourt au hasard les rues de la ville. Un soir, dans un minuscule café, il fait la connaissance du patron, Garibaldo, de l’impénitent curé Mazerotti et, surtout, du professeur Provolone, personnage aussi érudit que sulfureux, qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu’on peut y descendre…

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La prochaine réunion :

Notre prochaine rencontre aura lieu au cours de la semaine du 3 au 7 juillet 2017. Merci de nous donner vos disponibilités afin de faciliter la réservation du local pour la prochaine réunion.

Attention, le thème de la séance sera « Le pavé de l’été » !

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Proposez-donc un livre qui soit un véritable pavé (disponible en livre de poche) pour qu’il soit LA lecture du club de l’été 2017 !

Cliquez sur le lien suivant pour donner vos disponibilités : ICI.


Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

À bientôt  !

Résumé par Betty

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Résumé de la 60ème réunion du club de lecture

Résumé de la 60ème rencontre du club de lecture Lille aux livres

du 09 février 2017 !

Pour cette réunion du mois de février nous étions 13 à nous retrouver à la librairie Les Quatre Chemins !

Présentation des livres :

L’œuvre au noir de Marguerite Yourcenar
Éditions Folio, 511 pages, 8.80€, présenté par Oscar ;

En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIè siècle, Marguerite Yourcenar, l’auteur de Mémoires d’Hadrien, ne raconte pas seulement le destin tragique d’un homme extraordinaire. C’est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son âcre et brutale réalité; un monde contrasté où s’affrontent le Moyen Age et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison même finira par le broyer. L’Œuvre au Noir a obtenu en 1968 le prix Femina à l’unanimité. Ce livre a été traduit dans quinze langues.

L’âme du monde de Fréderic Lenoir
Éditions Pocket, 160 pages, 6.60€, présenté par Hélène ;

Pressentant l’imminence d’un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s’appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l’Antiquité appellent l’Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l’harmonie de l’univers.
Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l’amour et contribuer à la transformation du monde ?
Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d’un humanisme spirituel qui aide à vivre.
À la suite de son Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir transmet ses connaissances philosophiques et spirituelles à travers un conte initiatique lumineux qui touche le coeur autant que l’intelligence.

Le château des Étoiles d’Alex Alice
Éditions Rue des Sèvres, 64 pages, 14€, présenté par Cassiopée ;

A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique pense l’espace fait d’éther, qui, utilisée comme énergie, permettrait d’explorer le ciel. 1868, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : elle atteindra l’éther… mais personne ne pourra en attester, elle ne survivra pas au vol. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir. Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Celui-ci, fou ou visionnaire, financera les recherches sur l’éther. En parallèle, Bismark, prince de la Prusse voisine, fera tout pour placer le royaume de Bavière sous sa tutelle. Dans ce 1er tome, Séraphin, son père et leurs alliés construiront l’éthernef et commenceront à percevoir les plans de Bismark.

God Save la France de Stephen Clarke
Nil Éditions, 368 pages, 20.50€, présenté par Rose ;

Nom: Paul West Âge: 27 ans. Costume: Paul Smith. Langue française: niveau très moyen. Fonction: jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation: déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Ambition: qu’un jour un garçon de café vienne le servir quand il le hèle. Hobbie: lingerie féminine. Signe particulier: Paul West serait le fruit d’un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. « God save la France », c’est aussi la formidable histoire de Stephen Clarke. Ce journaliste vivant en France depuis dix ans a écrit par charité pour ses compatriotes ce petit guide de survie de l’expatrié en France qu’il imprima à 200 exemplaires et mit en vente sur son site Internet. D’abord remarqué par quelques libraires et quelques journalistes, un éditeur anglais en acquit les droits. Aujourd’hui, « God save la France » est un best-seller au Royaume-Uni qui a déjà fait rire plus d’un million de lecteurs.

Station Eleven d’Emily St John Mandel
Rivages, 480 pages, 22€, présenté par Simone ;

 

Dans un monde où la civilisation s’est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l espoir et l humanité au milieu de la désolation.
Le roman évènement de la rentrée littéraire, finaliste du National Book Award aux Etats-Unis, qui fera date dans l’histoire de la littérature d’anticipation.
500 000 exemplaires vendus en Amérique du Nord, 150 000 dans les îles Britanniques.
« Profondément mélancolique, mais magnifiquement écrit, et merveilleusement élégiaque. » George R. R. Martin
« Mandel est capable de faire ressentir l intense émotion d existences fauchées par une époque terrible. » The New York Times

L’instinct du troll de Jean-Claude Dunyach
Éditions Atalantes, 160 pages, 10.50€, présenté par Patrick;

Glissez-vous dans l’intimité d’un troll le temps de quatre aventures qui font trembler la terre jusqu’aux tréfonds des mines les plus obscures.
Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c’est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s’il faut qu’un troll s’habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l’avance.
Surtout, n’oubliez jamais que l’eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l’homme.
Alors, vous qui entrez ici, laissez toute espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire. Et n’oubliez pas de rapporter vos notes de frais.
Ayerdhal.

L’autre Rive de Georges-Olivier Châteaureynaud
Éditions Livre de Poche, 736 pages, 8€, présenté par Rémi;

Nous sommes à Écorcheville, sur les bords du Styx, connu pour être le fleuve des morts. Tout y est presque normal. Il pleut des salamandres, l’esclavage n’a pas été aboli, des automates permettent aux citoyens désespérés de se suicider, les fils de famille roulent à tombeau ouvert sur la corniche d’une Riviera désaffectée. Mais là comme partout ailleurs, les ambitions humaines animent les habitants d’un univers qui pourrait être le nôtre. Dans la cité des secrets et des mensonges, hérissée de tourelles gothiques, gouvernée par deux clans, Benoît Brisé rêve. Fils adoptif élevé en solitaire, il cherche son père. Cette quête intime lui fera rencontrer l’amour, apercevoir Charon le passeur du fleuve, habiter des palais, se lier d’amitié avec un faune trop affectueux. Au terme de ce voyage à la recherche de lui-même, Benoît saura que son destin était scellé depuis toujours.

La douleur de Marguerite Duras
Éditions Folio, 217 pages, 6.60€, présenté par Léa;

«J’ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.Je n’ai aucun souvenir de l’avoir écrit.Je sais que je l’ai fait, que c’est moi qui l’ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l’endroit, la gare d’Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l’aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelles maisons ? Je ne sais plus rien. […]Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m’épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver.La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot «écrit» ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d’une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n’ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m’a fait honte.»
Marguerite Duras.

Les choses de Georges Perec
Éditions Pocket, 160 pages, 5.95€, présenté par Nathan;

Dans ce récit si simple et si uni qu’il convient d’en souligner l’originalité profonde, Georges Perec tente, le premier avec cette rigueur, de mettre au service d’une entreprise romanesque les enseignements de l’analyse sociologique. Il nous décrit la vie quotidienne d’un jeune couple d’aujourd’hui issu des classes moyennes, l’idée que ces jeunes gens se font du bonheur, les raisons pour lesquelles ce bonheur leur reste inacessible – car il est lié aux choses que l’on acquiert, il est asservissement aux choses.  » C’est qu’il y a [dira Georges Perec] entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé… Ceux qui se sont imaginé que je condamnais la société de consommation n’ont vraiment rien compris à mon livre. Mais ce bonheur demeure possible ; car, dans notre société capitaliste, c’est : choses promises ne sont pas choses dues. « 

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal
Éditions Folio, 304 pages, 7.70€, présenté par Betty;

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. » Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1  de Ransom Riggs
Éditions Livre de Poche Jeunesse, 448 pages, 7.90€, présenté par Morgane;

Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un oprphelinat pour enfants « particuliers ». Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».
Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?

L’éducation de Stony Mayhall de Daryl Gregory
Éditions Pocket, 512 pages, 8.20€, présenté par Nicolas;

Stony n’est pas un enfant comme les autres. Recueilli bébé, alors que son cœur ne battait plus, il est mort et vivant à la fois. Il est une anomalie, un mystère dissimulé dans le secret de la ferme familiale.
Kwang, son seul ami, l’appelle l’Inexorable et s’amuse à lui planter des flèches dans le ventre. Alors ses sœurs le recousent et veillent sur lui.
Mais Stony, bien qu’unique, n’est pas le seul de son espèce. D’autres, comme lui, vivent cachés. Les morts s’apprêtent à clamer leur droit à la vie. Et la quête de réponses de Stony pourrait tout emporter sur son passage…
 » Daryl Gregory, un nom à retenir, et L’Éducation de Stony Mayhall, un livre à ne pas manquer, un livre qui dépasse les simples apparences et s’affranchit des codes pour notre plus grand plaisir.  » La Yozone
 » Daryl Gregory écrit un roman grandiose où l’intelligence le dispute à la tendresse. Un pas hors des ténèbres.  » Nicolas Winter – Just a Word

Sera à lire pour la prochaine rencontre

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1  de Ransom Riggs
  Éditions Livre de Poche Jeunesse, 448 pages, 7.90€, présenté par Morgane

Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un oprphelinat pour enfants « particuliers ». Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».
Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?
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La prochaine réunion :

Notre prochaine rencontre aura lieu au cours de la semaine du 6 au 10 mars 2017. Merci de nous donner vos disponibilités afin de faciliter la réservation du local pour la prochaine réunion.

Cliquez sur le lien suivant pour donner vos disponibilités : ICI.


Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

À bientôt  !

Résumé par Betty

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Nous recrutons ! [CLOS]

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Le recrutement est terminé, merci à tous pour vos candidatures !

Le Club « Lille aux livres » a besoin de ton amour pour les livres et d’un peu de ton temps libre !

Si ça te dit de rejoindre une super équipe alors laisse tout tomber (oui, oui même le livre que tu lis) pour postuler par mail, via Facebook ou en venant nous voir à la prochaine réunion.

Aux côtés de Cassiopée et de Betty, tes tâches seront les suivantes :

  • l’animation des réunions
  • la gestion du blog et des réseaux sociaux.

Et tout ça dans la joie et la bonne humeur, bien évidemment !

Betty et Cassiopée

État

Les furies de Borås d’Anders Fager

Mardi 18 octobre, lors de la 57 ème réunion du club de lecture placée sous le signe de Halloween, nous avions choisi un recueil de nouvelles présentée par Nicolas.
« Les Furies de Borås » d’Anders Fager, fut donc notre lecture commune. Le Mardi 22 novembre, nous étions de nouveau réunis pour partager nos avis.

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Quatrième de couverture (http://mirobole-editions.com/livres/les-furies-de-boras/)

« Éclairé par la lune, cela ressemble à un arbre mort, qui se déplace, frappe çà et là avec ses tentacules et grogne. »

La lande de Skanör voit s’écraser une météorite d’où émerge une créature avide ; cent cinquante et une personnes convergent des environs de Stockholm pour un suicide collectif ; une boutique d’aquariophilie est tenue par une femme étrangement proche de ses poissons… Dans ces contes horrifiques, Anders Fager s’empare des grands thèmes de la mythologie, du folklore et du fantastique pour créer des territoires sensuels et sombres, où il fait surgir des créatures d’épouvante. Mais le monstre n’est pas toujours celui qu’on imagine. Avec un humour noir confinant à la jubilation, l’auteur construit ses récits à coups de petits détails dissonants qui font basculer un quotidien banal : dans cet univers de cauchemar, dans ce monde dévasté, violence et folie sont partout.

L’auteur (http://mirobole-editions.com/auteurs/anders-fager/)

Auteur culte, comparé à Stephen King dans ses œuvres les plus sombres, à un John Ajvide Lindqvist sous stéroïdes ou au maître de l’horreur H.P. Lovecraft, Anders Fager, né en 1964, vit à Stockholm. Ex-dyslexique, ex-punk, ex-geek, il a fait paraître entre 2009 et 2011 trois recueils de contes d’horreur

L’avis du club

Composées de huit nouvelles et de cinq « fragments, ce recueil est admirable au niveau de la variété des univers présentés et du changement de style opéré par l’auteur prouvant ainsi sa maîtrise. En effet, nous passons parfois du jour à la nuit et cette virtuosité a été unanimement saluée par les membres du club de lecture.

Pour autant, les nouvelles n’ont pas toujours fait l’unanimité puisque la première (qui a le même titre que le recueil de nouvelles) semble être tout droit sortie d’une série B avec son lot de scènes d’horreur et de pornographie. Pour certains lecteurs, cette surenchère a bloqué quelque peu la lecture.

L’autre nouvelle qui a fait le plus parler d’elle est « Joue avec Liam » puisqu’elle permet d’entrer dans l’horreur par le cerveau d’un enfant qui semble déjà avoir des problèmes sur le plan psychologique. Le décalage entre l’enfance et l’horreur fait son petit effet puisque des propos parfois affreux surgissent dans les réflexions du petit garçon. Certains membres du club ont trouvé tout de même cette nouvelle trop longue et les indications concernant la créature présente dans la nouvelle semblent trop floues pour savoir précisément ce qu’elle est.

« Un point sur Västerbron » et « Le vœu de l’homme brisé »  ont été évoqués mais n’ont pas suscités de débats puisque les gens présents qui avaient lu ces nouvelles les avaient bien appréciés.

« L’escalier de service »  est une nouvelle qui fait davantage penser à Lovecraft puisque l’action se situe au XIXème siècle et que nous suivons les questionnements d’un médecin intrigué et sceptique en ce qui concerne des phénomènes étranges.

Dans les bémols, nous pouvons évoquer que, pour certains lecteurs, les phrases ont toujours la même longueur (8 mots/8 mots) ce qui peut susciter une certaine monotonie dans la lecture. Enfin, certaines réactions sont incomprises comme celle du personnage masculin dans « Fragment X » puisqu’il réagit trop froidement étant donné la situation à laquelle il est témoin.

Le personnage que nous pouvons qualifier de principal, grâce à la récurrence de ses apparitions, n’est pas apprécié par les lecteurs puisque ceux-ci n’hésitent pas à qualifier Sofie de « tête à claque ».
Ensuite, il semble que les histoires n’aient pas toujours de liens entre elles. À ce niveau, il est difficile de blâmer l’auteur seul puisque le recueil n’est qu’une sélection des nouvelles de Fager. De ce fait, à la lecture de ce seul recueil, certains ont trouvé la trame principale  et la fin toutes deux décevantes.

Enfin, puisque l’action se situe en Suède, il est difficile de se retrouver lorsque l’auteur cite les villes dans lesquelles les nouvelles ont lieu. Une carte n’aurait pas été de trop.

Globalement, cette lecture commune a été qualifiée de rafraîchissante puisqu’elle change des lectures habituelles. Cependant le recueil ne fait pas frissonner en tant que tel et cela a été, pour certains, une source de déception.

État

Résumé de la 57ème réunion du club de lecture

Résumé de la 57ème rencontre du club de lecture Lille aux livres

du mardi 18 octobre 2016 !

Cette réunion était sous le signe d’Halloween avec une sélection d’ouvrages sur ce thème. Même si pour certains cela a été source de difficultés,  13 ouvrages furent tout de même présentés ! Nous remercions les membres du club d’avoir si bien joué le jeu !

 

Présentation des livres :

Bird box de Josh Malerman
Éditions Le Livre de Poche, 384 pages, 7,30€, présenté par Anaïs ;

La plupart des gens n’ont pas voulu y croire, les incidents se passaient loin, sans témoins…
Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger, sans nom, qui s’est abattu sur le monde. On dit qu’un coup d’œil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger ses petits. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés seulement par l’ouïe et l’instinct ?
Un climat de tension habilement instauré, qui vous fera sursauter au moindre bruit.

Des nouvelles de l’au-delà de Ji Yun
Éditions Folio, 144 pages, 2€ présenté par Marie ;

Ce petit recueil diabolique nous entretient d’un monde fort différent du nôtre, celui de la Chine ancienne avec ses croyances et superstitions touchant aux spectres, démons, apparitions, disparitions, possessions et autres bizarreries semblant émaner directement de l’au-delà. Pendant des décennies, Ji Yun (1724-1805) rassembla maintes anecdotes étranges, rapportées par d’innombrables voyageurs, marchands, bandits errant par les landes et forêts hantées de revenants. Ces histoires d’une concision remarquable sont d’une étonnante variété et se lisent avec délectation.
L’arbre d’Halloween de Ray Bradbury

Éditions Folio SF, 176 pages, 6.50€ présenté par Anne ;

Lorsqu’ils frappent à la porte de Montsuaire pour réclamer des bonbons, Tom et ses copains déguisés en zombies ne savent rien de ce qui les attend… Commence alors un fabuleux voyage dans l’espace et le temps… Une quête fantastique et poétique des origines d’Halloween…
« Tout a commencé quand ? En Égypte, il y a quatre millénaires, pour célébrer l’anniversaire de la mort du soleil ? Ou des millions d’années plus tôt, devant les feux nocturnes allumés par les hommes des cavernes ? Ou dans le ciel de Paris, là où d’étranges créatures sont venues se pétrifier pour devenir les gargouilles de Notre-Dame? » –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
 

Lestat le vampire  de Anne Rice
Éditions Pocket, 608 pages, 8.00€, présenté par Patrick ;

Vampire impie, qui ne croit ni en Dieu ni au diable, ivre d’amour et de sensualité, résolu à découvrir les mystérieuses origines de ses semblables, Lestat se lance dans une quête effrénée qui va nous transporter du Paris de Louis XV à l’Égypte ancienne pour nous amener aujourd’hui à San Francisco où, devenu chanteur de rock, il lance un défi suprême aux « puissances des ténèbres ». Fresque épique, mélodrame flamboyant et superbe roman de terreur, riche de l’héritage de la littérature populaire, « Lestat le vampire » bouscule les genres et les conventions pour nous offrir l’un des très grands livres de ces dernières années.

Dix petits nègres d’Agatha Christie
Éditions Livre de Poche Jeunesse, 320 pages, 5.50€ présenté par Maïa ;

Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?
Une poignée de personnages admirablement campés, une ambiance tendue, un suspense à couper le souffle et une fin complètement inattendue… La reine de crime nous livre ici un classique de la littérature policière ! –Sophie Colpaert –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

La dame n°13 de Jose Carlos Somoza
Éditions Acte Sud, 559 pages, 10.70€, présenté par AnneSo ;

Un suspense fantastique allié à un sens du rythme magistral.
Toutes les nuits, un professeur de lettres fait le même rêve : dans sa grande maison à colonnes blanches, une femme hurle à la mort et l’appelle à l’aide.. « Vous qui entrez, laissez toute espérance. »
Nous voilà aux portes de l' »Enfer ». Dante et ses pairs se mettent au service maléfique de treize sorcières du verbe et l’art de la poésie devient la plus cruelle des armes.
La n° 1 invite; la n° 2 surveille; la n° 3 punit; la n° 4 rend fou; la n° 5 passionne; la n° 6 maudit; la n° 7 empoisonne; la n° 8 conjure; la n° 9 invoque; la n° 10 exécute; la n° 11 devine; la n°12 connaît.
Elles sont toujours treize, mais on n’en cite que douze. Ne jamais se risquer, même en rêve, à parler de la dernière… .

– De fièvre et de sang de Sire Cédric
Éditions Pocket,608 pages, 7.80€, présenté par Rose ;

Ils semblent se nourrir de sang. Leurs victimes sont retrouvées exsangues. Eva Svärta et le commandant Vauvert viennent enfin de mettre un terme aux agissements des frères Salaville. Mais les meurtres continuent, défiant toute logique.
Les talents d’Eva, policière albinos dotée d’un instinct hors normes, vont la conduire aux frontières de la rationalité. Là où, à tout instant, les ténèbres menacent de s’ouvrir sous vos pieds, où votre propre reflet dans le miroir pourrait vous engloutir, où la part d’ombre qu’Eva porte en elle causera sa perte ou lui sauvera la vie…

–  La pendule d’Halloween de John Bellairs
Éditions Gallimard Jeunesse, 224 pages, 6.70€, présenté par Oscar;

En venant habiter chez son oncle, Kévin ne s’attendait pas à se retrouver en compagnie de magiciens… ni à vivre dans une maison hantée ! Toutes les nuits, le tic-tac d’une mystérieuse pendule se fait entendre ; sans doute un sortilège de l’ancien propriétaire, adepte de magie noire. Bien d’autres événements étranges se succèdent, mais lorsque Kévin ressuscite un mort pendant la nuit d’Halloween, l’atmosphère devient franchement inquiétante…

Shining de Stephen King
Éditions Le Livre de Poche, 576 pages, 7.90€, présenté par Betty ;

Quand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l’hiver à l’hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille. Il s’y installe avec Wendy, sa femme, et leur fils Danny, en espérant profiter de cette occasion pour écrire la pièce de théâtre qui le révélera au monde.
Mais les démons de l’hôtel trouvent en Jack une proie presque trop facile pour poursuivre leur oeuvre de mal, et il faudra le courage et le sixième sens étrange de son fils pour sauver in extremis ce qui pourra l’être. Car Danny possède ce don de lumière de même que l’ancien cuisinier de l’hôtel, Dick Hallorann, et la conjugaison des deux fera reculer les forces du mal. Pendant un certain temps…
Porté à l’écran par Kubrick avec Jack Nicholson dans le rôle principal, Shining est avant tout l’histoire de la lente déchéance d’un homme rongé par la haine.

Sortilèges de Michel de Ghelderode
Éditions Gallimard, 238 pages, 8.00€, présenté par Rémi ;

 » C’est dans ce cabaret sonore et enfumé que la Mort entra, un jour… Il y eut un souffle polaire qui m’enveloppa, comme le vent d’une aile. Je me trouvai mal à l’aise, soudainement, pris de frissons et de vertige. Voyant toute chose en noir et blanc, j’eus un besoin d’air frais, et je sortis vacillant dans un silence subit, refusant l’aide de Léonard, qui devait me croire ivre. A la rue, je sentis le trottoir se dérober sous mes pas et j’allais m’effondrer, lorsque je fus redressé par une poigne solide.  » A travers les douze contes, curieux et sombres, qui composent ce recueil, Michel de Ghelderode recrée l’univers de ses pièces de théâtre ; on y retrouve ce même esprit, cette même couleur. Avec un sens poétique indéniable, il aborde les thèmes qui lui sont chers : obsession de la mort et hantises métaphysiques, et mêlant l’imagination, la fantaisie et le rêve, il mène le lecteur dans les tréfonds des ténèbres, là où se trouvent fantômes, masques grimaçants et autres monstres…

Les furies de Boras d’Anders Fager
Éditions Pocket, 384 pages, 7.80€, présenté par Nicolas ;

Monstre tentaculaire, dieux anciens et femmes fatales chuchotent à votre oreille, s’immiscent dans votre esprit. Avides de vie, de sang et de chair. Inutile de leur résister, leur charme trompeur parle à vos instincts les plus primitifs.
Ces créatures contre-nature hantent les marais ou parcourent les villes, se dissimulent sous terre ou se parent des atours les plus séduisants. Dangereuses, elles vous emportent de votre plein gré aux portes de l’horreur. Votre perte en paraît plus douce. Vous laisserez-vous tenter ?
« Il se passe des choses curieuses dans les campagnes du sud de la Suède… Les Furies de Borås serait un peu série Z si Anders Fager n’avait de l’humour noir et un talent… monstre. » Arnaud Gonzague – Le Nouvel Observateur
« Le Suédois glace le sang sans effets de manches. » Alexis Brocas – Le Magazine littéraire
Comparé à Stephen King dans ses œuvres les plus sombres, à John Ajvide Lindqvist sous stéroïdes ou au maître de l’horreur H.P. Lovecraft, Anders Fager, né en 1964, vit à Stockholm. Ex-dyslexique, ex-punk, ex-geek, il a fait paraître entre 2009 et 2011 trois recueils de contes d’horreur, dont Mirobole a publié en 2014 une première sélection, Les Furies de Borås.

Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe
Éditions Le Livre de Poche, 285 pages, 3.90€, présenté par Simone ;

Voilà une femme étranglée par la force des mains, et introduite dans une cheminée, la tête en bas. Des assassins ordinaires n’emploient pas de pareils procédés pour tuer. Encore moins cachent-ils ainsi les cadavres de leurs victimes. Dans cette façon de fourrer le corps dans la cheminée, vous admettrez qu’il y a quelque chose d’excessif et de bizarre, – quelque chose d’absolument inconciliable avec tout ce que nous connaissons en général des actions humaines, même en supposant que les auteurs fussent les plus pervertis des hommes.  » Aucun homme… n’a raconté avec plus de magie les exceptions de la vie humaine et de la nature ; – les fins de saisons chargées de splendeurs énervantes ; – l’hallucination convaincue et raisonneuse comme un livre ; – l’absurde s’installant dans l’intelligence et la gouvernant avec une épouvantable logique  »
(Baudelaire).

Nouvelles, tome 1 : 1950-1953 de Richard Matheson
Éditions J’ai lu, 475 pages, 8.20€, présenté par Anne-Gaëlle ;

Quand Richard Matheson entre en littérature, le fantastique entre, lui, dans l’âge de la modernité : évacué le surnaturel gothique, l’effroi désormais s’immisce dans les plus infimes recoins du quotidien. Et ce avec un talent littéraire a nul autre pareil : d’une tranchante concision, d’une variété narrative et formelle exceptionnelle, d’une richesse thématique impressionnante, la « marque » Matheson fait naître une nouvelle vision de la terreur, névrotique, angoissante et délicieusement teintée d’humour macabre…

Sera à lire pour la prochaine rencontre :

Les furies de Boras d’Anders Fager
Éditions Pocket, 384 pages, 7.80€, présenté par Nicolas ;

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Monstre tentaculaire, dieux anciens et femmes fatales chuchotent à votre oreille, s’immiscent dans votre esprit. Avides de vie, de sang et de chair. Inutile de leur résister, leur charme trompeur parle à vos instincts les plus primitifs.
Ces créatures contre-nature hantent les marais ou parcourent les villes, se dissimulent sous terre ou se parent des atours les plus séduisants. Dangereuses, elles vous emportent de votre plein gré aux portes de l’horreur. Votre perte en paraît plus douce. Vous laisserez-vous tenter ?
« Il se passe des choses curieuses dans les campagnes du sud de la Suède… Les Furies de Borås serait un peu série Z si Anders Fager n’avait de l’humour noir et un talent… monstre. » Arnaud Gonzague – Le Nouvel Observateur
« Le Suédois glace le sang sans effets de manches. » Alexis Brocas – Le Magazine littéraire
Comparé à Stephen King dans ses œuvres les plus sombres, à John Ajvide Lindqvist sous stéroïdes ou au maître de l’horreur H.P. Lovecraft, Anders Fager, né en 1964, vit à Stockholm. Ex-dyslexique, ex-punk, ex-geek, il a fait paraître entre 2009 et 2011 trois recueils de contes d’horreur, dont Mirobole a publié en 2014 une première sélection, Les Furies de Borås.

La prochaine réunion :

La 58ème réunion aura lieu la semaine du 21 au 25 novembre 2016.
Voici le Doodle qui vous permettra de spécifier vos disponibilités : ICI.

Vous pouvez retrouver le fonctionnement du club de lecture : ICI. (Menu de gauche « FAQ »). N’hésitez pas à nous contacter via le blog ou la page Facebook si vous avez des questions.

À bientôt  ! 

Résumé par Betty